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Le point sur …les
emplois jeunes chez les « acteurs de la ville »
Le Conseil économique
et social régional tire un bilan globalement positif du programme
" nouveaux services - emplois jeunes " (Juillet 2002)
La part des femmes dans
les "emplois jeunes" (Février 2002)
Prés de 10.000 postes
"Nouveaux Services-Emplois Jeunes" vacants en Ile-de-France
(Novembre 2001)
La place des "Nouvelles
technologies de l'information" dans le programme NSEJ. (Août
2001)
Les "nouveaux services"
dans les secteurs de l'eau et de l'environnement. (Mai 2001)
Les sorties du programme
(Mars 2001)
Le point sur
…les emplois jeunes chez les « acteurs de la ville »
Habitat-Formation, OPCA (Organisme paritaire collecteur agrée) des
acteurs de la ville, a mené une enquête auprès de ses
3000 entreprises adhérentes sur leurs emplois jeunes, en 2003. Au
total, ce sont environ 9000 postes qui ont été créés,
plus de la moitié dans le secteur du logement social, et 55 % des
emplois jeunes ont bénéficié d’un CDI (Contrat
à durée indéterminée).
Le plan de formation des entreprises a été la principale voie
de financements des formations dont ont bénéficié les
emplois jeunes pour se professionnaliser : 80% des acteurs de la ville disent
y avoir eu recours. 45 % de ces salariés ont bénéficié
de formations longues (plus de 100 heures), et 24 % de formations qualifiantes
ou diplômantes. Les principaux domaines dans lesquels se sont formés
les jeunes sont les métiers et filières de l’animation
socio-culturelle (50%), les métiers de la gestion de l’entreprise
(12%), et les métiers techniques (12%).
Source : Habitat-Formation, Lettre trimestrielle
n° 35 du premier trimestre 2004
www.habitat-formation.fr
Le Conseil économique
et social régional tire un bilan globalement positif du programme
" nouveaux services - emplois jeunes " (Juillet 2002)
Fin 2001, on comptait 332 145 emplois jeunes sur l'ensemble du territoire,
dont 63 336 embauches en Ile-de-France. Sur ces 63 336 emplois jeunes proposés
en Ile-de-France, 59% concernent les associations et les collectivités
locales et 41% l'Education nationale et la police. Ainsi près d'une
embauche sur trois émane des métiers relatifs à l'économie
sociale (animateur, médiateur local ou familial, éducateur,
agent d'accompagnement), couvrant des domaines comme la famille, la santé,
la solidarité, la culture, le tourisme, les transports, le logement,
la vie de quartier ou l'environnement. 54% des emplois proposés sont
localisés à Paris (12215 emplois), en Seine-Saint-Denis (4585
emplois) et dans le Val de Marne (3984 emplois).
Sept fois sur dix, le contrat obtenu par le jeune est un contrat à
durée déterminée. Les contrats à durée
indéterminée n'ont concerné que 10 926 des embauches
effectuées depuis le démarrage du programme. Se sont les structures
employant plus de 100 salariés qui ont le plus utilisé les
aides régionales et qui ont le plus embauché d'emplois jeunes
(73% des bénéficiaires). Le portrait type du jeune concerné
par ce dispositif a entre 18 et 25 ans et possède un niveau de formation
plus faible que la moyenne nationale (35% ont un niveau inférieur
au Bac). Cependant, alors que le programme vise plutôt les moins de
26 ans, 17% des jeunes d'Ile-de-France concernés ont entre 26 et
29 ans.
Pour en savoir plus, www.cesr-ile-de-france.fr
Source : Communication sur la conjoncture en
Ile-de-France. Coup de phare sur les emplois jeunes, présenté
par Bruno Robine
La part des
femmes dans les "emplois jeunes" (Février 2002)
Sur les 58 744 franciliens ayant bénéficié d'un
contrat emploi jeune (à la fin septembre 2001) on dénombre
31 982 femmes soit plus de la moitié (54,4%) des bénéficiaires.
La part des femmes varie sensiblement selon la catégorie des employeurs:
ainsi la part des femmes est nettement plus importante dans les embauches
réalisées par l'Education Nationale (environ 12 000 aides
éducatrices en école, collége ou lycée...),
tandis que dans la police, les contrats ont été conclus
principalement avec les hommes (emplois de police de proximité
ou soutien aux services de police 3645 hommes et 2252 femmes). Dans le
secteur relevant du ministère de l'emploi, la part des femmes avoisine
les 50%, voire plus (assistantes maternelles 86,2%, assistantes aux personnes
âgées 68,4%, assistantes bibliothécaires ou documentalistes
67,8%.
L'âge moyen à l'embauche est légérement plus
élevé chez les hommes que chez les femmes (respectivement
24 et 25 ans), mais la proportion de jeunes femmes de plus de 26 ans est
supérieure à celle des hommes. A contrario dans les tranches
d'âge inférieures à 22 ans; les jeunes hommes sont
plus représentés.
Le niveau de formation des jeunes est nettement plus élevé
que celui des hommes. Il est à noter que la part des jeunes ayant
un diplôme inférieur au Bac ou supérieur à
Bac+2 progresse chaque année. Les jeunes femmes ont un niveau de
diplôme sensiblement plus élevé que les jeunes hommes
(en particulier dans le secteur de l'Education nationale : Bac+2 ou plus).
Avant l'entrée dans le dispositif, les jeunes hommes étaient
plus souvent demandeurs d'emplois ou salariés et les jeunes femmes
plus souvent scolarisées. Toutefois, tant les jeunes hommes que
les jeunes femmes, étaient majoritairement à la recherche
d'un emploi avant leur entrée.
Les 8 métiers les plus féminisés sont : Assistant
maternel (86,2% de femmes), aide éducateur en école (78,9%)
assistant aux personnes âgées et autres personnes (68,4%
et 69,2%), assistant bibliothécaire ou documentaliste (67,8%),
aide éducateur scolaire (65,5%), assistant aux détenus et
leur famille (61,3%), aide éducateur en collège (61,1%).
Pour en savoir plus, télécharger le
Document.
Source : CNASEA et Franck Lopez (Direction
emploi formation).
Prés
de 10.000 postes "Nouveaux Services-Emplois Jeunes" vacants
en Ile-de-France (Novembre 2001)
A fin octobre 2001, il existe un potentiel de 8648 postes vacants au
niveau régional : ces postes sont devenus vacants suite à
des départs du dispositif (rupture de contrat...) et ce nombre
n'intègrent pas les postes conventionnés depuis moins d'un
an (soit 1169) et qui n'ont pas été pourvus. Ce sont donc
au total 9817 postes vacants qui sont "mobilisables" et qui
"pourraient offrir un emploi à un très grand nombre
de jeunes demandeurs d'emploi.
- Répartition des postes vacants par statut d'employeurs : les
postes vacants se situent essentiellement dans les "associations-fondations"
(44,15%) dont prés des 2/3 des associations de plus de 5 salariés,
voire de plus de 10 salariés (1900 postes). Leur nombre est également
important dans les communes (28,73% des postes vacants) soit 2485 postes
dont les 3/4 se situent dans les villes de plus de 20000 habitants.
- Répartition par secteurs d'activité : les postes vacants
se trouvent dans les secteurs phares du dispositif soit 23% dans le
secteur "famille-santé-solidarité", 15% dans
"environnement", 14% dans "logement-vie de quartier".
- Répartition par niveau de poste : 74% des postes vacants s'adressent
à des jeunes de niveau Bac et infra Bac. Les services dans lesquels
les exigences en terme de niveau sont les plus faibles sont :"prévention
et sécurité", "protection et valorisation de
l'environnement".
- Répartititon par identité professionnelle : 66% de
spostes vacants concernent des services en prise directe avec les usagers
tels que "accompagnement social et médico-social des familles"
(26%), "développement local du sport du loisir et du tourisme"
(23%), "prévention et sécurité du cadre de
vie" (17%).
Source : CNASEA et Franck Lopez (Direction
emploi formation).
La place des
"Nouvelles technologies de l'information" dans le programme
NSEJ. (Août 2001)
Le champ professionnel des "Nouvelles technologies de l'Information"
(NTIC) représente, dans le dispositif NSEJ, environ 5% des postes
proposés aux jeunes du dispositif (1254 postes à fin 2001
soit 1390 jeunes dont le tiers sont des femmes).
La structuration des identités professionnelles (*) de ce secteur,
en vue de l'émergence d'une offre de formation régionale,
a démontré l'existence de 3 métiers : l'animateur
initiateur NTIC, le concepteur développeur multimédia et
l'assistant technique de réseau.
- Animateur/initiateur NTIC: il est chargé de diffuser l'usage
des NTIC et de favoriser l'accès aux NTIC auprès des "publics-cibles"
et/ou au sein de la structure qui l'emploie (NTIC comme outil de travail).
Selon la nature du projet et les types d'organisation dans lesquelles
il exerce son activité il joue un rôle de : diffusion des
NTIC auprès d'un public qui n'a pas les possiblités d'accéder
aux TIC et/ou qui n'est pas sensibilisé à leur usage, enrichissement
des prestations classiques de la structure employeuse, optimisation des
ressources internes de la structure porteuse (gestion de l'information,
animation d'un centre ressources, vie de l'entreprise - intranet, forums....).
- Concepteur/développeur multimédia ("off line"
et "on line") : Il conçoit, développe, gère
un projet multimédia. Pour les sites, il assure la maintenance
éditoriale et technique.
- Assistant technique et réseau: Il joue un rôle d'interface
et de facilitateur dans l'appropriation et l'utilisation de l'outil
informatique. Il assure la maintenance technique du parc informatique.
Il assure la gestion et la maintenance du réseau. Il peut jouer
un rôle de conseil pour la traduction technique des besoins des
utilisateurs (achat de matériel).
Les femmes sont particulièrement représentées dans
les métiers d'assistant technique de réseau (48,8%), mais
toutes identités professionnelles confondues elles représentent
prés de 42% des postes offerts.
Plus de la moitié des postes (55,6%) sont proposés à
des jeunes de niveau supérieur au Bac (niveaux III, II et I). Cependant,
prés de 12% s'adressent à des jeunes de niveaux V et VI
(CAP et sans qualification).
En terme de compétence : le point commun à ces trois identités
professionnelles réside dans la capacité à collecter,
traiter et capitaliser l'information. En dehors de ctte fonction, les
compétences les plus importantes pour chaque métier sont
les suivantes :
- animateur/initiateur : animation de groupe et pédagogie.
- Concepteur/développeur : méthodologie de projet et
gestion du partenariat.
- Assistant technique : maintenance des matériels et des réseaux.
Source : CNASEA/DRTEFP- (M.CASSARD et M.
LOPEZ).
Les "nouveaux
services" dans les secteurs de l'eau et de l'environnement.
(Mai 2001)
Le réseau TEE (Territoires Environnement Emplois), en partenariat
avec la Plate-forme régionale de professionnalisation et de pérennisation,
appuie le développement et la reconnaissance des nouveaux emplois
de ce secteur.
La Direction Régionale de l'Environnement (Diren), l'Agence de
l'eau Seine-Normandie, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie (Ademe) et l'Agence régionale de l'environnement
et des nouvelles énergies (Arene) participent notamment au réseau
TEE.
Une dynamique d'offre de formation innovante adaptée aux nouvelles
identités professionnelles se construit progressivement. Ainsi
l'Agence de l'eau propose un catalogue de stages pour 6 métiers
répertoriés de son secteur d'activité. Et TEE tenait
en octobre dernier un colloque sur les " économes de flux ".
Agence de l'eau Seine-Normandie : 51 rue Salvador Allende, 92027 Nanterre
cedex, tel : 01 41 20 16 00
Territoires Environnement Emplois : 11 rue des petites écuries,
75010 Paris, tel : 01 42 46 45 26
Analyse des postes "emplois jeunes"
environnement
Analyse
par qualification
Les employeurs semblent vouloir encourager l'insertion puisque 58,4 %
des emplois proposés sont de niveau première qualification
(45,7 % : niveau V) ou sans qualification (13,5% :niveau VI)
Analyse
par employeurs
On assiste à une sur représentation des collectivités
locales soit 61 % des embauches dans ce secteur contre 31 % pour les associations.
Analyse
par sexe
Les jeunes filles représentent au total 28,2 % des emplois (soit
677 postes) et sont particulièrement présentes dans les
métiers liés à la collecte et à l'animation
Analyse
par départements
Les 2401 postes de l'environnement sont répartis essentiellement
dans 3 départements : les Hauts de Seine (19,3%), la Seine- et-
Marne (16,8%) et le Val d'Oise (14,3%).
Agence de l'eau Seine-Normandie : 51 rue Salvador Allende, 92027 Nanterre
cedex, tel : 01 41 20 16 00
Territoires Environnement Emplois : 11 rue des petites écuries,
75010 Paris, tel : 01 42 46 45 26
Source : CNASEA/DRTEFP Direction emploi formation
(M.CASSARD, M.LOPEZ).
Les sorties
du programme (Mars 2001)
A la fin du 1er semestre 2000, environ 27 000 jeunes (niveau national),
embauchés entre 1997 et 1999 (hors Education et Police) étaient
sorties du programme NSEJ (soit 21%).
- En Ile-de-France, de septembre 1997 à fin décembre 2000,
9588 contrats jeunes ont été rompus (soit 33,8% des embauches).
- Les motifs de rupture des contrats des jeunes peuvent être estimés
par le biais des attestations de présence effectuées trimestriellement
par les employeurs au CNASEA. En dépit d'un taux important (46%)
des formulaires non renseignés, les motifs déclarés
sont significatifs : 61% des ruptures de contrat dont le motif est connu
l'ont été à la demande du jeune salarié, 22%
sont des licenciements et 17% représentent une sortie du jeune
du programme pour un autre type d'emploi dans la même structure.
Parmi les jeunes démissionnaires, 55,4% l'ont fait explicitement
pour un autre emploi et 8,7% pour suivre des études ou une formation.
- Par niveaux de formation : plus de 60% des départs (5976 au
total) sont des jeunes de niveaux IV (Bac) et V (BEP/CAP). Mais ce sont
proportionnellement les jeunes les plus diplômés niveau
I (Bac+5) et niveau II (Bac+3 ou 4) qui ont quitté volontairement
le dispositif, et à contrario ce sont des jeunes de niveaux V
et VI (sans qualification) qui ont vu leur contrat rompu par leur employeur.
- Par employeur : ce sont les jeunes embauchés par les associations-les
fondations (49,7% des départs) et les communes (23,6%) qui sont
les plus concernés par ces ruptures de contrats.
- Par département : c'est à Paris (33,9%) en Seine-Saint-Denis
(11,94%) et dans le Val-de-Marne (10,65%) où on enregistre le
plus de départs du dispositif.
- Par secteur d'activité : famille, santé, solidarité
représentent 18,8% des départs (soit 1800), logement vie
de quartier 10,8% (1039).
Source : CNASEA/DRTEFP Direction emploi formation
(M.CASSARD, M.LOPEZ).
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