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Convention générale de partenariat
du 23 novembre 2000 entre le Min. de l'Education Nationale, de la recherche
et de la technologie
et l'Union des Industries Chimiques (UIC)
( Bulletin Officiel spécial de l'Education Nationale n°5
du 15 mars 2001)
UNE CONVENTION DE COOPÉRATION
a été signée
entre
Le ministre de l'éducation nationale,
Le ministre délégué à l'enseignement professionnel,
et
Le président de l'Union des industries chimiques
Vu les dispositions :
- du livre I et du titre VIII du livre IX du code du travail ;
- de la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement
technologique ;
- de la loi n° 71-578 du 16 juillet 1971 sur la participation des employeurs
au financement des premières formations technologiques et professionnelles
;
- des lois de décentralisation et notamment la loi n°85-97 du
25 janvier 1985 relative aux rapports entre l'État et les collectivités
territoriales ;
- de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur
;
- de la loi n° 87-572 du 23 juillet 1987 relative à l'apprentissage
et notamment les articles 19 et 20 ;
- de la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 d'orientation sur l'éducation
;
- de la loi n° 92-675 du 17 juillet 1992 portant diverses dispositions
relatives à l'apprentissage, à la formation professionnelle
et modifiant le Code du travail ;
- de la loi n° 92-678 du 20 juillet 1992 relative à la validation
des acquis professionnels sur la délivrance de diplômes ;
- de la loi n° 93-1313 du 20 décembre 1993 relative au travail,
à l'emploi et à la formation professionnelle ;
- de la loi n° 96-376 du 6 mai 1996 portant réforme du financement
de l'apprentissage ;
- de la loi n° 99-587 du 12 juillet 1999 sur l'innovation et la recherche.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Considérant: que le ministère de l'éducation nationale
souhaite renforcer sa coopération avec les branches professionnelles
:
- dans le cadre de ses missions générales d'information sur
les métiers et de définition des diplômes technologiques
et professionnels, en concertation avec les partenaires sociaux,
- dans le cadre des actions qu'il conduit lui-même dans le domaine
de la formation professionnelle et de l'insertion des jeunes, notamment
grâce à l'enseignement professionnel, et de la formation des
adultes à travers le réseau des GRETA et celui des établissements
de l'enseignement supérieur ;
Considérant: que l'UIC a pour mission d'assurer la représentation
des entreprises des industries chimiques et de ses fédérations
associées pour assurer une bonne articulation entre leurs besoins
en compétences et les formations sanctionnées par des diplômes
et qu'elle souhaite poursuivre et développer la coopération
avec le ministère de l'éducation nationale ;
Considérant: que cette convention constitue le cadre de référence
de la coopération entre le ministère de l'éducation
nationale et l'UIC, les parties signataires conviennent ce qui suit :
I - ÉVOLUTION DES MÉTIERS, DES FORMATIONS
ET DES DIPLÔMES
Article 1 - Étude des métiers et leur évolution
Le ministère de l'éducation nationale et l'UIC recherchent
les moyens les plus appropriés pour développer leur coopération
en vue d'analyser sur le plan quantitatif et qualitatif les métiers
des industries chimiques pour tenir compte de leurs évolutions et
des besoins des entreprises de la profession.
À cet effet, l'UIC met à la disposition du ministère
de l'éducation nationale le contrat d'études prospectives
national actualisé avec l'observatoire paritaire des métiers
de la chimie et les trois CEP régionaux : Rhône Alpes, Normandie
et Bretagne.
Le partenariat portera notamment, comme c'est déjà le cas,
sur la production et l'échange d'indicateurs statistiques portant
sur le flux de diplômés en chimie dans le système éducatif
et sur leur insertion professionnelle.
Article 2 - Relation emploi/formation
Le ministère de l'éducation nationale et l'UIC étudient
ensemble les modalités d'une meilleure articulation des formations
technologiques et professionnelles initiales avec l'évolution des
besoins des qualifications suscités par les évolutions économiques,
technologiques et organisationnelles.
Dans ce cadre, l'UIC est associée aux réflexions qui sont
entreprises et fait connaître ses avis et recommandations au ministère
de l'éducation nationale sur l'évolution des formations.
Le ministère de l'éducation nationale et l'UIC définissent
en commun les études et les enquêtes à réaliser
ou à faire réaliser, notamment dans la perspective de la création
et de la rénovation des diplômes et des formations intéressant
la profession, en particulier dans le cadre de la commission professionnelle
consultative compétente.
Article 3 - Les diplômes concernés
Compte tenu des besoins définis en commun, les actions à entreprendre
portent sur les formations sanctionnées par un des diplômes
de l'enseignement professionnel et technologique ou de l'enseignement supérieur
relevant du champ d'application de la présente convention et le cas
échéant, sur des formations nouvelles ou expérimentales.
II - INFORMATION ET ORIENTATION
Article 4 - Information des jeunes, des familles, des personnels de l'éducation
nationale
L'UIC apporte son concours à l'action menée par le ministère
de l'éducation nationale (quelles que soient les voies de formation)
en matière d'information et d'orientation vers les métiers
des industries chimiques. À cet effet, elle contribue à l'information
des jeunes, des familles, des chefs d'établissements, des personnels
enseignants et d'orientation notamment dans les conditions suivantes :
- élaboration et diffusion de supports d'information ;
- visites d'entreprises qui ont pour but de rapprocher les établissements
scolaires, supérieurs et universitaires des entreprises, notamment
par l'accueil de professeurs titulaires ou stagiaires en formation en institut
universitaire de formation des maîtres ;
- participation à des salons profession/éducation, à
des "forums des métiers" et des manifestations en province qui accueillent
des jeunes, des enseignants, des chargés d'information et d'orientation
et des corps d'inspection pour les informer sur les métiers, les
emplois et l'évolution économique du secteur ;
- campagnes de communication spécifiques auprès des acteurs
éducatifs pour présenter le rôle des industries chimiques
et montrer ses liens avec les autres secteurs de l'économie (santé,
agriculture, alimentation, habitat...).
Elles s'articulent autour de grandes actions :
- "chimie la classe" qui a pour objectif, en partenariat avec les municipalités,
de faire découvrir aux élèves de CM1 et CM2, grâce
à un kit pédagogique attractif, la chimie et son rôle
dans la vie quotidienne (de 1994 à 1999, 56 547 classes ont été
concernées et 1 387 904 élèves),
- les olympiades de la Chimie : concours suivi en 1998 par 2 000 élèves
des classes de terminales scientifiques et qui a mobilisé près
de 800 professeurs,
- des conférences chimie dans les établissements scolaires
organisées conjointement par l'UIC (avec les chambres régionales)
et par la société de chimie industrielle (SCI) : 630 conférences
dans 293 lycées durant l'année scolaire 1998/1999 qui ont
concerné 18 000 élèves,
- prix CEFIC qui concerne des projets réalisés par des classes
de quatrième et de troisième sous la directive de leur professeur
et en liaison avec une entreprise.
III - FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES
Article 5 - Participation de l'UIC à l'enseignement professionnel
5.1 Évolution de l'offre de formation initiale
L'UIC et le ministère de l'éducation nationale sont convaincus
que l'identité du lycée professionnel (public ou privé
sous contrat) ne peut se concevoir qu'en partenariat avec les professions.
Dans ce but, les recteurs et les représentants de la branche se concertent
sur les diplômes visés à l'article 3 de la présente
convention pour :
- l'ouverture de sections en lycée professionnel et technologique
en vue d'adapter l'offre de formation initiale aux besoins des entreprises,
- l'ouverture, le cas échéant, de sections d'apprentissage
dans les établissements scolaires et la conclusion de conventions
entre ces établissements et des CFA de la branche.
5.2 Actions pédagogiques communes
L'UIC favorise, dans les entreprises du secteur concerné, l'accueil
des élèves et des apprentis, notamment dans le cadre des périodes
de formation en entreprises prévues par les textes.
Les parties conviennent également d'encourager la signature de conventions
entre les entreprises du secteur et les lycées professionnels concernés.
Ces conventions prendront notamment en compte, la qualité de l'accueil
des élèves, les objectifs assignés à la période
de formation en entreprise, les modalités d'évaluation de
celle-ci et les gratifications ou rétributions qui pourront être
versées aux élèves pendant ces périodes en milieu
professionnel.
L'UIC apporte le concours technique de la profession à l'étude
et, éventuellement, à la mise en application des modalités
d'acquisition des diplômes de l'enseignement technologique ou professionnel,
notamment par contrôle en cours de formation, dans le cadre de la
réglementation en vigueur.
Des représentants de la profession participent à l'évaluation
des périodes de formation en entreprises des jeunes et aux jurys
d'examens.
Des actions visant à améliorer la pédagogie seront
entreprises en commun dans les domaines suivants :
- élaboration de documents et méthodes pédagogiques
pour améliorer la continuité pédagogique de la formation
au lycée et en entreprises,
- animation de groupes de travail locaux avec des représentants des
chambres régionales des industries chimiques réunissant tous
les acteurs de l'alternance en tant que de besoins,
- utilisation du site web UIC pour une application à destination
des tuteurs et maîtres d'apprentissage pour lui assurer une large
diffusion.
5.3 Professeurs associés
L'UIC et le ministère de l'éducation nationale recherchent
les modalités permettant de développer la participation de
professionnels à l'enseignement professionnel dispensé dans
les établissements scolaires. Le ministère s'engage à
faciliter des recrutements de professionnels en tant que professeurs associés,
dans le cadre des dispositions réglementaires existantes.
5.4 Coopération technologique avec les établissements scolaires
L'UIC informera les entreprises de son secteur d'activité des possibilités
de coopérations technologiques avec les établissements scolaires,
notamment dans le cadre offert par la loi sur l'innovation et la recherche.
Article 6 - Actions communes pour une première qualification des
jeunes en vue de favoriser leur insertion professionnelle
L'UIC apporte son concours aux actions menées par le ministère
de l'éducation nationale en faveur de l'insertion des jeunes susceptibles
de sortir du système éducatif sans avoir acquis un niveau
CAP, notamment dans le cadre du programme "NouvelleS ChanceS" destiné
à réduire les sorties de jeunes sans qualification du système
éducatif et dans le cadre des actions soutenues par le fonds social
européen.
L'UIC encourage ses entreprises adhérentes à offrir aux jeunes,
toutes les voies de formation préparant l'accès à l'emploi,
en ayant recours notamment aux différents types de contrats d'insertion
(apprentissage, qualification, adaptation) et en s'efforçant de développer
avec l'appui de l'éducation nationale des parcours individualisés
de formation.
Article 7 - Coopération avec les établissements d'enseignement
supérieur
Les parties signataires conviennent d'examiner ensemble l'articulation des
formations supérieures existantes au niveau régional, inter
régional et national avec les besoins des entreprises relevant du
champ d'application des industries chimiques et les évolutions probables
des jeunes formés, notamment au regard de la mise en place de la
nouvelle licence professionnelle.
À cet effet, ils conviennent de se rencontrer régulièrement
au sein de la structure de concertation et de dialogue comprenant des représentants
de la direction de l'enseignement supérieur et de l'UIC et qui a
pour but notamment :
- de faire régulièrement un état des lieux du nombre
des diplômés Chimie par académie et d'évaluer
les besoins exacts des entreprises pour chacun de ces diplômes ;
- de déterminer quelles sont les nouvelles compétences que
les industries chimiques attendent des diplômés de l'enseignement
supérieur, afin d'adapter les programmes. Des études spécifiques
peuvent être engagées à ce sujet en accord entre les
deux parties.
L'UIC et le ministère de l'éducation nationale s'efforceront
de multiplier les collaborations entre les laboratoires universitaires et
les entreprises du secteur pour contribuer ensemble au développement
de la recherche technologique dans le secteur d'activité concerné.
Ils veilleront à faciliter la formation continue des salariés
des entreprises de la profession par la conclusion de partenariat entre
établissements d'enseignement supérieur et entreprises du
secteur, prévoyant notamment la validation diplômante des acquis
professionnels.
Les parties signataires étudieront les modalités permettant
de renforcer l'efficacité des stages et périodes en entreprise,
du point de vue de leur organisation, de leur durée et de leur relation
avec les formations concernées et s'efforceront d'accroître
la mobilité des étudiants en favorisant la réalisation
de stages dans les entreprises et les universités européennes.
Article 8 - Matériels et documentation
L'UIC et le ministère de l'éducation nationale renforcent
leur coopération, notamment par :
- la mise à disposition de logiciels aux établissements d'enseignement
;
- des dotations en équipements ;
- des dotations en documents professionnels et ouvrages techniques.
L'UIC soutient en particulier un réseau d'écoles, formant
des ingénieurs en chimie et génie chimique, regroupées
au sein de la Fédération Gay-Lussac, avec lesquelles elle
entretient un partenariat fort, les universités qui préparent
des diplômes de chimistes ainsi que des CFA privés et publics
qui préparent des jeunes aux métiers de la chimie. Elle souhaite
participer dans ces établissements au développement des nouvelles
technologies de l'information et de la communication (NTIC) qui permettent
des formations à distance.
Article 9 - Intégration professionnelle des aides éducateurs
dans le secteur de la chimie
Les entreprises du secteur de la chimie embauchent chaque année des
techniciens, cadres administratifs et commerciaux.
Le ministère de l'éducation nationale et l'UIC s'efforceront
de mettre en place un dispositif commun permettant aux aides éducateurs
qui se destinent à ces professions de se rapprocher des employeurs
du secteur.
À cet effet l'UIC incitera ses chambres régionales à
prendre contact avec les autorités académiques compétentes
afin de les informer des opportunités d'emplois du secteur et faciliter
l'examen des candidatures des aides éducateurs pour ces emplois.
Les correspondants académiques en charge du dispositif des emplois
jeunes de l'éducation nationale seront mobilisés afin d'identifier
les aides éducateurs intéressés par le secteur, désireux
de rencontrer des entreprises et de se former.
La profession et l'éducation nationale proposeront à chacun
des aides éducateurs intéressés un parcours personnalisé
de professionnalisation défini conjointement entre l'autorité
académique responsable et l'entreprise d'accueil afin de faciliter
leur intégration professionnelle durable.
IV - FORMATION CONTINUE DES SALARIÉS
Article 10 - Formation des salariés des entreprises de la branche
Une coopération s'établira entre le ministère de
l'éducation nationale et l'UIC, afin de développer la formation
des adultes du secteur concerné. C'est ainsi que les entreprises
représentées par l'UIC et qui consacrent plus de 4 % de
leur masse salariale à la formation, pourront utiliser les potentiels
de formation continue disponibles dans l'éducation nationale. L'UIC
indiquera aux entreprises de son secteur les conventions particulières
qui peuvent être passées avec l'éducation nationale
pour la mise en uvre d'actions spécifiques qui intéressent
leurs salariés.
Article 11 - Validation diplômante des acquis professionnels
L'UIC encouragera les entreprises de son secteur à utiliser les
possibilités ouvertes par la loi du 20 juillet 1992 sur la validation
des acquis professionnels (VAP). L'UIC et le ministère de l'éducation
nationale faciliteront l'accès des salariés à ce
dispositif.
V - FORMATION CONTINUE DES PERSONNELS DE L'ÉDUCATION NATIONALE
Article 12 - Participation de l'UIC à la formation continue des personnels
de l'éducation nationale
L'UIC encourage les entreprises du secteur à développer l'accueil
des personnels de l'éducation nationale avec la volonté mutuelle
d'adapter au mieux ces périodes en entreprises au projet professionnel
de l'intéressé.
Cet accueil pourra prendre des formes diversifiées et notamment :
- séminaires ;
- stages spécifiques à caractère technique ;
- périodes plus longues de formation en milieu professionnel ;
- stages durant les mois d'été dans les établissements
du secteur concerné ;
- accueil en entreprises d'enseignants pour des durées plus longues
en les intégrant dans les services concernés des entreprises.
VI - COMMUNICATION
Article 13 - Diffusion des actions réalisées
L'UIC et le ministère de l'éducation nationale conviennent
de mettre en place des moyens de communication relatifs aux actions réalisées
en application de la présente convention ; en outre, le partenariat
sera clairement indiqué pour tout document ou action financé
dans le cadre de cet accord.
VII - DISPOSITIF FINANCIER RELATIF À LA TAXE
D'APPRENTISSAGE
Article 14 - Agrément en qualité d'organisme collecteur
de la taxe d'apprentissage
En application de l'article 7-1er alinéa du décret n°
72-283 du 12 avril 1972, l'UIC est agréée en qualité
d'organisme collecteur de versements exonératoires de la taxe d'apprentissage.
À ce titre, l'UIC est soumise aux obligations de gestion et de
contrôle de la taxe d'apprentissage prévues par la réglementation
en vigueur.
En particulier, elle est tenue d'adresser aux services compétents
du ministère de l'éducation nationale avant le 30 juin un
état des versements recueillis et un état détaillé
comportant la liste des bénéficiaires des sommes redistribuées.
L'UIC pourra confier à un organisme les opérations de collecte
et de répartition des versements exonératoires de la taxe
d'apprentissage dans le cadre d'une convention élaborée
en accord avec l'éducation nationale.
Article 15 - Modalités de répartition
La répartition de la taxe d'apprentissage collectée auprès
des entreprises est effectuée par l'UIC, conformément aux
règles qui régissent cette taxe et en particulier :
- les sommes correspondant au "quota" réservé à l'apprentissage
sont intégralement reversées à des CFA ou à
des sections d'apprentissage ;
- les sommes correspondant à la part de la taxe soumise au barème
sont reversées aux formations technologiques et professionnelles
assurées par des établissements d'enseignement publics et
privés ou à des CFA en fonction de la réglementation
en vigueur. Les modalités de répartition de la fraction
reversée à ce titre à des établissements publics
d'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale
font l'objet d'une concertation particulière et d'une information
auprès des services académiques.
Les conseils régionaux et les rectorats sont systématiquement
informés par l'UIC, pour ce qui concerne, des résultats
de cette répartition.
Article 16 - Habilitation à utiliser la taxe d'apprentissage et
budget prévisionnel
Conformément à l'article R116-25 du code du travail, l'UIC
est habilitée à utiliser des versements exonératoires
de la taxe d'apprentissage au titre de la part soumise au barème.
Les actions prévues aux articles 2 (3ème alinéa),
4, 5-2, 5-4, 6 et 8 ci-dessus pourront être financées au
moyen de la taxe d'apprentissage, conformément à la réglementation
en vigueur.
Chacune de ces actions fait l'objet d'un état descriptif et d'un
budget prévisionnel correspondant soumis à l'approbation
du ministère de l'éducation nationale avant le 31 mars de
chaque année.
À défaut de cette approbation, les sommes prévues
au budget, ne peuvent être engagées. La non réponse
du ministère de l'éducation nationale dans un délai
de deux mois a valeur d'acceptation.
Article 17 - Rapport d'activités
L'UIC adresse au ministère de l'éducation nationale un compte
rendu financier et un rapport d'activités concernant la réalisation
des actions couvertes par l'article 16 au 31 mars de l'année suivante.
VIII - DISPOSITIF DE SUIVI
Article 18 - Mission du groupe technique
Il est créé "un groupe technique de formation professionnelle"
chargé de l'animation, du suivi et de l'évaluation de la
présente convention.
Il a en particulier pour mission de formuler un avis sur :
- la mise en uvre des axes de coopération définis
dans la présente convention ;
- les propositions d'utilisation et de répartition des sommes correspondant
aux versements non affectés collectés par l'UIC au titre
de la taxe d'apprentissage.
Il se réunit au moins une fois par an à l'initiative de
l'UIC.
Article 19 - Composition du groupe technique
Le groupe technique de formation professionnelle comprend 15 membres :
- 5 représentants des employeurs relevant de la branche désignés
par l'UIC avec ses chambres régionales,
- 5 représentants des salariés appartenant à des
organisations syndicales représentatives des industries chimiques,
- 5 représentants désignés par le ministère
de l'éducation nationale, auxquels peut s'adjoindre, selon l'ordre
du jour, un représentant de l'ONISEP.
Article 20 - Suivi au niveau académique
Un groupe technique d'application de la présente convention peut
être créé dans toutes les académies, s'il n'existe
pas au niveau régional un lieu de concertation régulier
entre l'UIC et le ministère de l'éducation nationale. Les
représentants des chambres syndicales régionales de l'UIC
sont invités à prendre contact avec les services du ou des
rectorats concernés pour constituer ce groupe et définir
ses modalités de fonctionnement.
IX - DISPOSITION FINALE
Article 21 - Durée
La présente convention prend effet à compter de la date
de sa signature ; elle est conclue pour une durée de 5 ans et ses
dispositions demeurent applicables à titre provisoire durant la
période de négociation en vue de son renouvellement. Au
cours de la période de validité, elle peut être dénoncée
ou modifiée par avenant, à la demande de l'une ou l'autre
des parties. En cas de dénonciation ou de non renouvellement, un
préavis de 6 mois doit être respecté.
Fait à Paris, le 23 novembre 2000
Le ministre de l'éducation nationale
Jack LANG
Le ministre délégué
à l'enseignementprofessionnel
Jean-Luc MÉLENCHON
Le président de l'Union des industries
chimiques
René DELEUZE
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