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Circulaire DGEFP 98/16 du 16 avril 1998
relative aux aides au montage et au
suivi dans le cadre du programme "nouveaux services-nouveaux emplois"
La Ministre de l'Emploi et de la Solidarité
à
Mesdames et Messieurs les Préfets de Région (Direction régionale
du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle)
Mesdames et Messieurs les Préfets de Départements (Direction
départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle)
Texte de référence : circulaire
DGEFP 97/25 du 24 octobre 1997.
Des crédits importants vous ont été délégués
dans le cadre du programme "nouveaux services-nouveaux emplois"
afin d'offrir aux porteurs de projets un soutien actif et efficace tant
au cours de l'étape de conception de l'activité, que lors
de son démarrage ou durant ses premières années de
fonctionnement.
Il semble actuellement que ces crédits soient dans la plupart des
départements sous-utilisés. Le faible recours aux prestations
de conseil provient d'une méconnaissance de cette possibilité
offerte aux créateurs d'activité, et surtout d'une relative
incompréhension de l'utilité de ces prestations.
Or, la façon dont chaque activité est conçue et mise
en oeuvre doit faire l'objet d'un soin tout particulier.
La construction du projet et son démarrage sont en effet déterminants
pour la qualité et la pérennité de l'activité.
Celle-ci aura d'autant plus de chance de perdurer que le porteur se sera
réellement posé en amont toutes les questions relatives,
par exemple, à la pertinence de l'activité en réponse
aux besoins locaux, à la mobilisation des partenariats financiers
et techniques nécessaires et aux compétences professionnelles
indispensables à la réalisation de l'activité.
Au moment où le programme "nouveaux services-nouveaux emplois"
entre dans une phase de montée en puissance, il importe de soutenir
les initiatives issues des structures associatives et des communes en
s'assurant qu'elles pourront bénéficier d'une offre de conseil
adaptée et accessible.
Dans ce cadre, une attention toute particulière sera notamment
portée aux projets porteurs d'innovation, ainsi qu'à ceux
qui concernent les quartiers en difficultés ou sont issus de zones
rurales.
Aussi, il vous appartient de prendre en compte dans l'animation du dispositif
d'aide au montage et au suivi des projets, les orientations complémentaires
suivantes:
- mieux faire connaître l'existence et le rôle de ces aides
aux pilotes et aux acteurs (associations, collectivités locales,...)
au contact des porteurs de projets;
- permettre la mobilisation des moyens dès qu'émerge une
piste de création d'activité ou pour favoriser l'étude
de faisabilité préalable au dépôt du projet.
Il convient, à ce propos, de préciser les rôles
des divers acteurs du dispositif. Les pilotes, et la petite équipe
qui les entoure, ont en charge l'animation, la recherche de porteurs,
l'aide à l'émergence des idées d'activités.
A cet effet, il peut être utile dans certains cas de permettre
des diagnostics opérationnels débouchant sur une structuration
de l'offre de nouvelles activités nécessaire à
l'émergence du projet. En revanche, il n'appartient pas aux pilotes
d'accompagner les porteurs dans le cheminement qui construit. Cet accompagnement
doit normalement relever des compétences des organismes de conseil;
- diversifier les modalités de mise en oeuvre des aides au montage,
dans le sens d'une plus grande souplesse, et d'une proximité
des porteurs de projets. Si l'accompagnement individualisé du
porteur de projet doit être privilégié, des actions
collectives peuvent également être envisagées. Ainsi,
à titre d'exemple, lorsque, sur un territoire, plusieurs associations
de petite taille projettent de développer de prestation mutualisée
de conseil. De même, afin de renforcer le caractère de
proximité et de disponibilité rapide de ces aides, des
permanences périodiques délocalisées peuvent être
tenues par les organismes de conseil dans les locaux de structures bien
connues des porteurs de projets potentiels (missions locales, organismes
de développement...);
- développer la possibilité d'accompagner, par l'ingénierie,
le suivi des activités au-delà de la phase de montage,
dés que l'organisme porteur de l'activité envisage de
nouveaux développements ou rencontre des difficultés.
En outre, l'accord-cadre conclu avec la Caisse des dépôts et
consignations offre des possibilités de mobilisation de moyens complémentaires
dans les domaines de l'ingénierie technico-financière des
projets, dans la perspective de leur solvabilisation future. Il vous appartiendra
de prévoir au niveau régional une bonne coordination avec
la direction régionale de la Caisse des dépôts et consignations,
afin de parvenir à une articulation optimale des différentes
moyens mis en oeuvre.
En tout état de cause, la mise en place d'un soutien régulier
aux employeurs est une des possibilités dont vous disposez pour favoriser
la réussite à long terme programme:
- renforcer l'offre de conseil en conventionnement des organismes spécialisés
dans certains secteurs d'activités (logement, environnement,
social...) lorsque leur compétence particulière peut permettre
d'apporter à des porteurs de projets un soutien mieux approprié
que celui que fournirait un organisme généraliste. Il
conviendra donc que vous preniez l'attache des services déconcentrés
de l'Etat en charge de chaque secteur d'activité, afin de mieux
connaître l'offre de conseil spécialisée existant
localement ou nationalement;
- animer le dispositif cohérent d'offre de conseil que doit constituer
l'ensemble des organismes conventionnés. Il paraît nécessaire
de réunir régulièrement ces organismes, afin notamment
de s'assurer de la bonne adéquation de leur travail avec l'esprit
du dispositif, de recueillir les informations dont ils disposent sur
sa mise oeuvre, de favoriser au maximum des échanges entre eux
sur leurs pratiques auprès des porteurs de projets.
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