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Circulaire C/98/00107/C du 14 mai 1998relative
au recrutement des adjoints de sécurité
Le Ministre de lIntérieur Direction Générale de la Police Nationale à Monsieur le Préfet de Police Mesdames et Messieurs les Préfets de département en communication à Madame et Messieurs les Préfets de zone défense (à lattention de Messieurs les Préfets délégués pour la sécurité et la défense -SGAP-) Objet : Recrutement des adjoints de sécurité Références : - Loi du 21 janvier 1995 dorientation et de programmation relative à la sécurité modifiée par la loi n° 97-940 du 16 octobre 1997 relative au développement des activités pour lemploi des jeunes et notamment son article 10; - Décret n° 97-1007 du 30 octobre 1997 relatif aux adjoints de sécurité recrutés en application de larticle 36 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995; - Arrêté du 30 octobre 1997 fixant les modalités de recrutement et de formation des adjoints de sécurité recrutés au titre du développement dactivités pour lemploi des jeunes; - Arrêté du 30 octobre 1997 fixant les droits et obligations des adjoints de sécurité recrutés au titre du développement dactivités pour lemploi des jeunes ; - Circulaire du 28 octobre 1997 relative à la mise en oeuvre des contrats locaux de sécurité. Par instruction du 30 octobre 1997, je vous ai demandé de mettre en place, dans les meilleurs délais, le dispositif de recrutement des adjoints de sécurité. Cinq mois après le démarrage, il me paraît important de rappeler, dans cette note dorientation, les enjeux, les objectifs et les méthodes de recrutement des adjoints de sécurité.
I - Les enjeux
Les
emplois-jeunes créés dans le domaine de la sécurité, 20 000
adjoints de sécurité et 15 000 agents locaux de médiation
sociale, sont au coeur de trois priorités pour le Gouvernement:lemploi, la sécurité de proximité et la politique de la ville. La politique de sécurité de proximité a été définie dans la circulaire du 28 octobre 1997 relative à la mise en oeuvre des contrats locaux de sécurité. Elle privilégie le développement dune véritable police de proximité destinée à assurer la sécurité pour tous et partout, tout particulièrement dans les quartiers sensibles, et à lutter contre le sentiment dinsécurité. Cette politique met à votre disposition un nouvel outil, le contrat local de sécurité, qui permet dorganiser un partenariat actif et permanent avec les élus locaux et les acteurs de la vie économique et sociale en leur faisant prendre conscience que la sécurité est laffaire de tous et pas seulement des forces de police ou de gendarmerie. Elle vous apporte des moyens supplémentaires, les emplois-jeunes et parmi eux, au premier titre, les 20 000 adjoints de sécurité qui, en venant renforcer de manière importante les services de police, vont permettre de redéployer les moyens dans les zones les plus sensibles. Dans le cadre de la loi du 16 octobre 1997 relative au développement dactivités pour lemploi des jeunes, la politique de lemploi prévoit de créer 350 000 emplois dici la fin de 1999. Les adjoints de sécurité, bien que régis par des textes réglementaires particuliers, sinscrivent dans ce cadre. Leur recrutement doit contribuer à la baisse du taux de chômage des jeunes de moins de 26 ans et à linsertion professionnelle, au sein de la police, des jeunes issus des quartiers sensibles. Compte-tenu des orientations définies par Madame la ministre de lEmploi et de la Solidarité, le projet de loi contre lexclusion devrait comporter une disposition faisant obligation de recruter 20 % de jeunes habitant des quartiers défavorisés parmi les emplois-jeunes. Enfin, la prévention de la délinquance est un pôle important de la politique de la ville. Larticulation de lélaboration des contrats locaux de sécurité avec les actions menées, ou à mener, par les conseils communaux de prévention de la délinquance est indispensable. Les quartiers, répertoriés dans le dispositif de la politique de la ville, concentrent le plus grand nombre de jeunes sans emploi, le sentiment dinsécurité le plus fort, ce qui en font des lieux prioritaires pour la mise en place dun contrat local de sécurité. Limportance de ces enjeux nécessite de votre part un engagement fort et personnel afin que lensemble de ces objectifs soit atteint.
II - Les objectifs
Le recrutement des adjoints de sécurité doit permettre datteindre les objectifs suivants : - la lutte contre la délinquance et le sentiment dinsécurité, tout particulièrement dans les quartiers sensibles;
III - Les méthodes de recrutement
des adjoints de sécurité
Afin datteindre ces objectifs, il convient dutiliser tous les réseaux et les méthodes offerts par la politique de la ville, le programme Emplois-Jeunes et les contrats locaux de sécurité. Il importe daugmenter le nombre de candidats aux emplois dadjoints de sécurité dans les départements de la région Ile-de-France et, sur lensemble du territoire, daccroître, de manière sensible, parmi ces candidats, la proportion de jeunes vivant dans les quartiers sensibles ou issus de communautés étrangères. En même temps, il est indispensable de vérifier les qualités des candidats et ladéquation de leur profil avec les postes qui leur seront proposés. Dans ce but, huit actions paraissent devoir être menées : 1) Etablir des fiches demplois des adjoints de sécurité ; 1 - Etablir des fiches demplois Il sagit dun préalable indispensable pour mieux mobiliser les acteurs de terrain et, tout particulièrement, les agences locales pour lemploi ainsi que les réseaux daccueil des jeunes. La phase de diagnostic local de sécurité doit être loccasion de définir clairement les besoins en matière de police de proximité, sur un territoire donné, et donc, en quoi les adjoints de sécurité peuvent contribuer à renforcer les forces de police sur des sites prioritaires. A partir de ces besoins, il convient détablir des fiches demplois en tenant compte du fait que les adjoints de sécurité ne sont ni des gardiens de la paix, ni des policiers auxiliaires et quil est important de leur offrir des activités intéressantes. Ces 20 000 jeunes qui vont travailler pendant cinq ans dans les services de police doivent avoir une vision positive de la police. Les directeurs départementaux de la sécurité publique mais également les chefs de service de la direction centrale du contrôle de limmigration et de la lutte contre lemploi des clandestins et des compagnies républicaines de sécurité peuvent vous apporter leur appui technique dans cette tâche. Une circulaire sur les conditions demploi et les modalités de gestion des adjoints de sécurité vous a été adressée le 30 avril 1998. 2 - Mobiliser davantage les élus locaux et les services publics proches du terrain a) Les élus locaux, et tout particulièrement les maires. Les députés, sénateurs, conseillers régionaux et généraux, maires et conseillers municipaux ont tous loccasion de rencontrer des administrés (parents et jeunes) qui se plaignent du chômage. Ils nont peut-être pas été suffisamment sollicités dans la diffusion de linformation sur les emplois créés par le ministère de lIntérieur. A loccasion notamment des réunions délaboration des contrats locaux de sécurité ou de conseils communaux de prévention de la délinquance, il convient de leur rappeler quils ont tout intérêt à ce que les adjoints de sécurité soient recrutés, en nombre et en qualité, puisquils constituent des moyens supplémentaires apportés par lEtat pour lutter contre linsécurité et développer la police de proximité. b) Vos collaborateurs du corps préfectoral. Les directeurs de cabinet étant déjà mobilisés, il convient dassocier les sous-préfets darrondissements et les sous-préfets, chargés de mission pour la politique de la ville. Au cours des réunions quils organisent ou quils président (commission locale dinsertion, fonds daide aux jeunes en difficulté, fonds social pour le logement,etc...), et pendant leurs visites sur le terrain, ils peuvent faire connaître le programme de recrutement des adjoints de sécurité et les contrats locaux de sécurité. Il convient que les agents daccueil des sous-préfectures reçoivent une courte formation sur le dispositif contrats locaux de sécurité, adjoints de sécurité, agents locaux de médiation sociale et disposent de la documentation nécessaire pour être à même de renseigner les personnes qui viennent dans leurs bureaux. c) Les fonctionnaires de police, du commissaire au gardien de la paix. Il importe de responsabiliser les commissaires de police dans le recrutement des adjoints de sécurité dont ils seront les premiers bénéficiaires puisque ces jeunes viendront renforcer leurs services. Les agents chargés de laccueil dans les commissariats doivent recevoir une information détaillée sur les contrats locaux de sécurité et les emplois-jeunes (adjoints de sécurité et agents locaux de médiation sociale) pour pouvoir renseigner au mieux les jeunes candidats. Les équipes dîlotiers qui, normalement, connaissent bien les quartiers et leurs habitants et qui vivent, au quotidien, la police de proximité peuvent se voir confier la mission de faire connaître le programme de recrutement dadjoints de sécurité ainsi que le soin de repérer les jeunes sans emploi qui présenteraient un profil intéressant. Dans certains départements, il est prévu de créer une équipe composée dun policier et de deux adjoints de sécurité (un homme et une femme) qui ira expliquer ce que sont les emplois dadjoints de sécurité à des groupes de jeunes réunis par les missions locales et permanences daccueil dinformation et dorientation ou dautres structures ayant des contacts avec les jeunes, spécialement ceux issus des quartiers sensibles. d) Le (la) directeur (directrice) de lagence locale pour lemploi et ses agents. Bien quun accord national ait été signé entre le directeur général de lagence nationale pour lemploi et le directeur général de la police nationale, il semble quau niveau local, toutes les conséquences des engagements mutuels pris dans ce texte naient pas été tirées. Il semble indispensable quil soit mis en oeuvre de manière très opérationnelle sur le terrain et quune réelle coopération avec la police soit, partout, mise en place. Cette coopération pourrait utilement être formalisée dans le cadre dune convention de partenariat, déclinant au plan départemental laccord national mentionné ci-dessus, que vous signeriez conjointement avec le responsable départemental de lagence nationale pour lemploi. Vous trouverez joint en annexe, à titre dexemple, le texte dune convention de partenariat de ce type. En tout état de cause, même si vous ne jugez pas utile, ou même simplement possible de procéder à un conventionnement formel, il vous appartient de demander aux agences locales pour lemploi : - dorganiser des rencontres entre groupes de jeunes et fonctionnaires de police, si possible accompagnés de jeunes adjoints de sécurité, pour une information spécifique sur ces emplois ; - dinformer les jeunes intéressés sur la procédure de recrutement, tout particulièrement sur les tests, et de les y préparer ; - daider les jeunes à constituer leur dossier de candidature, si nécessaire ; - de travailler en étroite collaboration avec les missions locales et permanences daccueil, dinformation et dorientation car tous les jeunes sans emploi ne sont pas inscrits à lagence nationale pour lemploi ; - dinformer systématiquement les services de police de la tenue de " forums pour lemploi " ou de " journées de lapprentissage " afin quils puissent y présenter les emplois du ministère de lIntérieur ; - de présenter 3 candidats pour un emploi (cf. Accord du Ministère de lIntérieur / agence nationale pour lemploi du 19 décembre 1997). Et, en contrepartie, il conviendra de : - leur donner des fiches demplois dadjoints de sécurité, - leur fournir documentation, écrite et vidéo, et dossiers de candidature, - vérifier comment sont présentées les offres demplois dadjoints de sécurité sur le Minitel, code " 36 15 ANPE ", - leur fournir un argumentaire précis sur les avantages de ces emplois (formation initiale et continue, reconnaissance des compétence grâce au livret-formation, possibilités dintégration dans la police par voie de concours), - leur faire connaître le site INTERNET du ministère de lIntérieur. e) Le (la) directeur (directrice) de la mission locale pour linsertion professionnelle des jeunes ou de la permanence daccueil, dinformation et dorientation Habitués à recevoir individuellement les jeunes et spécialement les jeunes défavorisés, ils peuvent faire connaître ceux qui seraient aptes à tenir un emploi dadjoint de sécurité. Sil existe un Espace-Jeunes, ils y travaillent en liaison avec lagence nationale pour lemploi. Ils ont la capacité dorganiser, avec ou sans lagence locale pour lemploi, des réunions dinformation pour des groupes de jeunes auxquelles devraient participer des représentants de la police et de jeunes adjoints de sécurité déjà en poste. f) Les " pilotes de zone " désignés dans le cadre du plan Emplois-Jeunes (sils ne sont ni sous-préfets, ni élus). Chargés danimer le dispositif emplois-jeunes et de réunir régulièrement un comité de pilotage pour faire émerger les projets de création de nouveaux emplois, ils sont une courroie de transmission quil ne faut pas négliger. g) Tous les partenaires (autres que les collectivités locales) du contrat local de sécurité ou des conseils communaux de prévention de la délinquance (Magistrats, Inspecteur dAcadémie, Offices H.L.M., Transporteurs publics, etc...). Il convient quils se sentent co-responsables du recrutement des adjoints de sécurité comme ils sont co-producteurs du diagnostic local de sécurité. Dans ce but, il faut leur fournir une information complète sur ces emplois. 3 - Diffuser plus largement linformation sur le recrutement des adjoints de sécurité Il importe que le recrutement des adjoints de sécurité et les avantages que présentent ces emplois (formation initiale et continue, reconnaissance des acquis professionnels, possibilité dintégration dans la police,...) soient mieux connus du grand public et tout particulièrement des jeunes. Jusquici la communication sur ce dispositif a été institutionnelle et écrite (affiches, triptyques...) et na pas toujours touché le public visé. Il convient maintenant dutiliser dautres voies de communication, plus directes et au plus près des jeunes. Les délégations régionales au recrutement et à la formation sont à votre disposition pour animer et faire la promotion de ce recrutement auprès des partenaires locaux que vous aurez mobilisés, comme le prévoit larrêté du 7 février 1995 relatif aux délégations régionales pour le recrutement et la formation. Avec leur aide, les équipes composées dun policier et dun ou deux adjoints de sécurité, que vous aurez éventuellement créées, devront aller à la rencontre des jeunes dans les endroits où ils sont réunis (lycées, lycées professionnels) et de ceux qui les reçoivent (maisons des jeunes et de la culture, Maisons de quartier, Centres sociaux, Centres de prévention, Bureaux Information Jeunesse, Centres dinformation et dorientation, Associations culturelles et sportives, régies de quartier, associations intermédiaires, Foyers de jeunes travailleurs, etc..), en bonne coordination avec les agences locales pour lemploi et les missions locales et permanences daccueil, dinformation et dorientation. Les médias locaux (journaux, télévision, radios) pourront être utilement sollicités pour faire connaître la police de proximité et les missions des adjoints de sécurité. Les services centraux du ministère sont également à votre disposition pour vous apporter leur appui technique et méthodologique (Service dInformation et des Relations Publiques, Direction Générale de la Police Nationale, dont la Direction Centrale de la Sécurité Publique et la Mission Emplois-Jeunes ainsi que la Direction Centrale du Contrôle de lImmigration et de la Lutte contre lEmploi des Clandestins et le Service Central des Compagnies Républicaines de Sécurité pour leurs propres recrutements). 4 - Sensibiliser les chefs de services déconcentrés au niveau départemental Au premier chef, le service public de lemploi (direction départementale du travail, de lemploi et de la formation professionnelle, direction départementale de lagence nationale pour lemploi) doit se sentir impliqué dans le recrutement des adjoints de sécurité tout comme le directeur départemental de la sécurité publique mais il est important dinformer, de la manière la plus complète possible, les autres chefs de services dont les agents ont de nombreux contacts soit avec les élus, soit avec la population (direction départementale de laction sanitaire et sociale, direction départementale de léquipement, direction départementale de la jeunesse et des sports, direction départementale des renseignements généraux, trésorier payeur général, délégué militaire départemental). 5 - Informer les responsables départementaux des grandes entreprises Les responsables locaux de la poste, délectricité et gaz de France, de la société nationale des chemins de fer constituent également un bon relais dinformation auprès de la population. 6 - Multiplier les sources de recrutement Il importe de recenser les viviers de recrutement potentiels dans vos départements respectifs. Les jeunes recalés aux concours de la police, ceux effectuant leur service national dans la police, en sont deux exemples. Les secrétariats généraux pour ladministration de la police vous fourniront systématiquement la liste des candidats, habitant le département qui auront été reçus aux tests psychotechniques mais éliminés aux autres épreuves. Il vous appartiendra de décider au vu de leur dossier, de les solliciter ou non. Une information spécifique pourra être faite aux policiers auxiliaires terminant leur service afin quils connaissent bien les possibilités offertes par un emploi dadjoint de sécurité. 7 - Préparer les jeunes aux épreuves de sélection et sassurer quils les passent dans de bonnes conditions Il est avéré que les tests psychotechniques entraînent un pourcentage important déchec chez les jeunes candidats et tout particulièrement chez ceux issus des quartiers sensibles. Il sagit dune épreuve à laquelle ceux qui nont pas passé dexamen ou ont quitté lécole depuis longtemps ne sont pas préparés. Un travail a été mené sur ce sujet par lagence nationale pour lemploi avec le secrétariat général pour ladministration de la police et la délégation régionale pour le recrutement et la formation dans quelques départements. Il consiste, après une réunion dinformation faite à un groupe de jeunes intéressés par un emploi dadjoint de sécurité, à leur donner le dossier de candidature, les aider à le remplir et à leur expliquer en quoi consistent les différentes épreuves de sélection. Les tests psychotechniques font lobjet dune présentation spécifique par les psychologues de la direction régionale pour le recrutement et la formation. Lobjectif est de dédramatiser cette épreuve et de permettre aux candidats de sy préparer psychologiquement. Cette expérience pourrait être généralisée. Par ailleurs, il semble que les conditions dans lesquelles sont passés les tests ne soient pas toujours idéales : nombre élevé de candidats, consignes plus ou moins bien transmises, éloignement du lieu de regroupement, temps imparti aux candidats pour répondre aux exercices 8 et 9 mal défini, ... Afin de remédier à cet état de fait, il vous est demandé de vérifier auprès du SGAP que les personnes qui accueillent et surveillent les candidats pendant les épreuves ont été bien informées de ces procédures. Laide dun psychologue à cet effet est indispensable. Il vous est également possible, si vous le jugez utile, dorganiser, dans votre département, le passage de ces tests, au rythme qui vous paraîtra nécessaire et dans des conditions que vous maîtriserez. Le secrétariat général pour ladministration de la police compétent vous apportera son soutien logistique. 8 - Donner à la commission de sélection le rôle prépondérant dans la procédure de recrutement. La commission de sélection doit assurer un rôle majeur et déterminant dans le recrutement des adjoints de sécurité. Dans ce contexte, les tests psychotechniques ne doivent constituer quun élément du dossier et parfaire lappréciation que la commission sera amenée à porter sur le candidat. Il convient donc quelle dispose dune large marge de manoeuvre et puisse entendre le nombre de candidats quelle juge souhaitable, en sentourant dun psychologue qui commentera les tests passés par les candidats et ceux ayant notamment un avis réservé. Lensemble des membres de la commission doit être particulièrement conscient des objectifs visés par ce recrutement, à savoir : - adapter le recrutement de la police aux réalités localesComme il ne sagit en aucune manière dun oral de concours administratif, il revient à la commission, dapprécier la motivation du candidat, de discerner des qualités telles que la maîtrise de soi et la sociabilité, de mesurer sa capacité dadaptation à différents publics, la qualité de son implantation dans le milieu possible daffectation, la force de son engagement face à un contexte sensible et parfois même difficile ainsi que sa capacité de résistance à un environnement éventuellement et initialement hostile (Cf. instruction du 30 octobre 1997). Un guide dentretien à destination des membres des commission sera prochainement réalisé par la Mission Emplois-Jeunes de la Direction Générale de la Police Nationale. Cette mission se tient dailleurs à votre disposition pour tous renseignements complémentaires. Naturellement, il vous revient dadapter ces recommandations et instructions aux circonstances locales, et de me rendre compte des difficultés que vous rencontreriez sous le présent timbre. Didier
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