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Ministère des Affaires Sociales,
du Travail et de la Solidarité
Délégation
générale à l'emploi
et à la formation professionnelle
7 square Max Hymans
75741 Paris cedex 15
Services d'informations
du public :
3615 Emploi 0,15 €/mn
(Modulo)
internet : www.travail.gouv.fr
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Paris le 04 mars 2003
Circulaire DGEFP N° 2003/04
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Le Ministre des affaires sociales, du
travail
et de la solidarité à
Madame et Messieurs les Préfets de Région
Directions régionales du travail, de l’emploi
et de la formation professionnelle
Mesdames et Messieurs les Préfets de département
Directions départementales du travail, de l’emploi et
de la formation professionnelle
Monsieur le directeur général de l’ANPE
Monsieur le directeur général de l’AFPA
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Objet : pilotage du programme "Nouveaux
services- emplois jeunes".
Réf. : lettre ministre du 8 novembre
2002 ; circulaires n° 2001/33 du 25 septembre 2001 ; n°
2002/16 du 25 mars 2002 ; n° 2002/53 du 10 décembre 2002.
Mots-clés et
principaux éléments à retenir :
- Dossier employeur postes 2001 ; épargne
consolidée organismes de droit privé ;
- Pilotage resserré des conventions, fichiers
CNASEA, nouveau régime des remplacements, vacances
de postes ;
- Ingénierie, convention avec la Caisse des
dépôts et Consignations, généralisation
des dispositifs locaux d’accompagnement (DLA), diagnostics
territoriaux ;
- Professionnalisation : établissement d’un
plan régional d’appui pour les postes en 3ème
et 4ème année ;
- Actions de consolidation et d’appui aux sorties
de jeunes (postes 1998) : plans d’intervention
départementaux ;
- Suivi, bilan et évaluation : un guichet
unique pour les questions réponses, des remontées
mensuelles et trimestrielles en application de la Directive
nationale d’Orientation, une cellule nationale d’animation
jeunes, action d’évaluation par des opérateurs
externes
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L’objectif prioritaire est l’emploi des jeunes
à leur sortie du programme NS-EJ. La mise en œuvre
des mesures de consolidation – épargne consolidée
et convention pluriannuelle – doit offrir une possibilité
de pérennisation au plus grand nombre possible de postes
créés dans les associations.
Vous devrez donc vous efforcer, conformément à
la lettre du ministre du 8 novembre dernier, de réunir
les conditions pour que les jeunes actuellement dans le programme
débouchent sur une solution durable d’emploi. Pour
ce faire, vous mobilisez les mesures de consolidation des activités
créées, de valorisation de l’expérience
que les jeunes ont pu acquérir. L’appui du service
public de l’emploi est indispensable pour anticiper les
sorties du programme, au terme des conventions de 5 ans.
Pour répondre à cette ambition, votre pilotage
du programme NSEJ – pour le champ CNASEA¹ est marqué
par un suivi resserré de l’ensemble des conventions
(I). ¹ Pour
les aspects particuliers des DOM, vous vous reportez à la circulaire
MEDOM du 9 décembre 2002
Ce suivi vous permet, par une meilleure connaissance en temps
réel de la situation des conventions, de poursuivre la
structuration de votre offre d’appui, tant à la
professionnalisation des jeunes qu’à la consolidation
des activités (II).
Il vous met en situation de programmer et d’anticiper
les actions nécessaires à l’accompagnement
de la sortie du programme pour les générations
d’emplois créés 5 ans plus tôt, soit
en 2003, les emplois 1998 (46 000 postes, France entière,
42 000 en métropole) tant pour la consolidation des postes
que l’appui aux jeunes dont les postes ne seraient pas
consolidés. Vous établissez à cette fin
des plans d’interventions départementaux (III).
Ces actions, qui forment entre elles un tout cohérent,
se traduisent durablement dans l’organisation de vos services
pour faire face aux échéances régulières
du programme dans les années à venir.
Leur mise en œuvre implique étroitement les deux
niveaux territoriaux, du département et de la région.
Les informations nécessaires à vos actions vous
ont été communiquées par le CNASEA sous
la forme de fichiers figurant pour mémoire en annexe
1.
Enfin, une attention particulière est à porter
aux indicateurs de suivi, de bilan et d’évaluation
(IV).
-
UN SUIVI RESSERRE DE L’ENSEMBLE DES CONVENTIONS.
Ce suivi, qui concerne tous les employeurs et tous les postes,
a un double caractère : de vérification des
conditions d’exécution d’une convention,
et de déclenchement d’appui à un employeur
ou à un jeune pour atteindre l’objectif fixé
par la convention. Il s’appuie sur un certain nombre
de rendez-vous organisés, et à programmer, avec
les employeurs.
-
Tous les employeurs qui ont fait un premier recrutement
en 2001 doivent retourner un dossier employeur ; ce
dossier permet la mise en œuvre de l’épargne
consolidée pour les postes concernés (organismes
de droit privé).
Vous avez à la fin 2001 adressé un dossier
employeur à tous les employeurs qui avaient créé
des postes entre 1997 et 2 000.
Je vous rappelle à cet égard que l’absence
de réponse d’un employeur, ou son caractère
non satisfaisant malgré vos relances, doit vous
conduire à vérifier rapidement si les conditions
d’exécution de la convention sont bien réunies
tant pour ce qui concerne la professionnalisation du jeune,
que la consolidation de l’activité. Vous
n’hésitez pas à procéder aux
mesures qui s’imposeraient après vérification
: déconventionnement, voire demandes de reversement.
Ce dossier concernera en 2003 tous les employeurs qui
ont procédé à un premier recrutement
en 2001.
Une version actualisée de cet outil, dans sa version
« organisme de droit privé », a été
adressée par messagerie électronique aux
DDTEFP (voir annexe 2). Une opération d’expédition
de ce dossier par la DGEFP aux organismes de droit privé
à but non lucratif qui ont créé des
postes à compter du 1er avril 2001 est en cours
pour les départements qui en ont fait la demande
(les DDTEFP assurent l’expédition pour les
employeurs de droit privé ayant créé
des postes au 1er trimestre).
Pour la mise en œuvre de l’épargne
consolidée, qui se fait sur le mode unique d’une
épargne pendant 3 ans, vous avez le même
objectif que pour les autres générations,
soit 30 % des postes créés par les organismes
de droit privé.
Les DDTEFP assurent l’expédition aux autres
employeurs (collectivités locales et leurs établissements,
autres…) ayant procédé à un
1er recrutement en 2001 en s’inspirant du modèle
transmis pour les organismes de droit privé, exception
faite des mesures de consolidation.
Comme l’an dernier vous vous assurez des modalités
de transmission au niveau régional des informations
contenues dans le dossier employeur, notamment les fiches
individuelles jeunes (bilan, perspectives) qui contribuent
à nourrir les plans régionaux de professionnalisation
(cf infra).
Vous veillez plus généralement à
ce que ces informations continuent d’être
partagées avec vos partenaires, notamment interministériels.
-
L’organisation pour les postes 1999 et 2000
d’un recueil des fiches individuelles jeunes (bilan,
perspectives).
Vous devez en 2003 recueillir pour les postes créés
en 1999 et 2 000 les fiches individuelles jeunes correspondant
aux années 3 et 4 de professionnalisation qui alimenteront
le plan régional de professionnalisation établi
selon les modalités décrites infra II
, A.
Dans la mesure où les postes 1999 et 2 000 n’ont
pas vocation à recevoir en 2003 de dossier employeur,
vous décidez pour le recueil des fiches si vous
appliquez cependant les mêmes modalités
retenues l’an dernier pour le dossier employeur
: les DDTEFP assurent cette collecte qui leur permettra
le cas échéant d’élargir
le questionnement des employeurs à la situation
générale de l’activité, un
an après avoir retourné le dossier employeur.
Le niveau régional (DRTEFP) peut être sollicité
pour qu’il interroge directement les employeurs
concernés, relativement au recueil des fiches.
Quelle que soit l’option localement retenue,
le service qui saisit les employeurs leur précise
le caractère obligatoire de la réponse,
s’agissant d’un élément justifiant
leur conventionnement.
Rappel : de la même manière, en 2004,
un dossier employeur sera expédié aux
seuls employeurs qui ont créé des postes
en 2002 ; il conviendra de recueillir les fiches individuelles
pour les emplois 2000, 2001.
-
Pour tout poste vacant depuis 6 mois et plus, une
vérification systématique à conduire
de la situation du poste.
Conformément à mon instruction en date du
2 août dernier, vous continuez de vous rapprocher
systématiquement des employeurs dont il apparaît
qu’un poste est vacant depuis plus de 6 mois en
vue de clôturer ce poste, quelle que soit la date
de création du poste.
Votre décision de clôturer ce poste, si
vous la confirmez après le bilan que vous faites
avec l’employeur de sa situation, est motivée
par la non-exécution de la convention relativement
à ce poste, dont témoigne, parmi d’autres
éléments qu’il vous appartient d’analyser,
une durée de vacance d’au moins 6 mois.
-
Pour tous les postes vacants depuis au moins deux
mois² : la modification à venir du régime
des remplacements et l’obligation pour l’employeur
de solliciter auprès du Préfet (DDTEFP)
de département la reprise de l’aide
² il s’agit
des postes régis par le décret d’octobre
1997 : tous employeurs/ postes dont épargne consolidée,
hors convention pluriannuelle
A terme, vous serez saisi de toute demande de remplacement
portant sur un poste resté vacant 60 jours, quelle
que soit la date de création du poste, l’employeur
devant solliciter auprès de vous la reprise de l’aide
dont le versement a été interrompu par le
départ du titulaire (ne seront pas concernées
les interruptions liées à un arrêt maladie,
un congé maternité etc.). Le CNASEA ne procèdera
à la reprise du paiement de l’aide que si votre
autorisation lui est communiquée.
Une instruction particulière vous précisera,
à parution du décret en cours de signature,
les modalités de votre examen. Ce décret
traduira également la décision prise par
la loi de finances 2003 de ne pas revaloriser l’aide
versée par le CNASEA en fonction des évolutions
du salaire minimum.
Sans préjudice de l’information que vous
pourrez d’ores et déjà apporter aux
employeurs sur ces nouvelles règles, une campagne
d’information nationale sera conduite en leur direction.
-
LA STRUCTURATION DE VOTRE OFFRE DE SERVICES, EN APPUI
A LA PROFESSIONNALISATION ET A LA CONSOLIDATION
Les actions de votre suivi resserré vous permettent
d’identifier et d’analyser régulièrement
la situation des postes et des jeunes, et de déterminer
ainsi leurs besoins d’appui. Vous veillez pour mieux
y répondre à poursuivre la structuration de
votre offre de services.
-
L’appui à la professionnalisation des
jeunes : la formalisation d’un plan régional
d’appui à la professionnalisation.
Vous avez depuis les débuts du programme conduit
de nombreuses actions, produit des outils (guides, référentiels,
adaptation de l’offre de formation, aide au montage
d’actions de formation, développement de la
validation…) notamment dans le cadre des plates formes
régionales de professionnalisation, et ainsi constitué
une précieuse offre de services, et développé
des savoir-faire particulièrement adaptés
à l’émergence des activités et
des nouvelles identités professionnelles.
L’évolution dans le temps du programme conduit
à recentrer vos actions sur des postes qui ont
depuis acquis une certaine ancienneté en vue de
conforter leur professionnalisation – qu’il
s’agisse du poste ou de celui qui l’occupe.
Vous avez ainsi l’an dernier reçu et exploité
les fiches individuelles jeunes des emplois 1998 à
2 000, ayant de deux à quatre ans d’ancienneté.
Le plan régional d’appui à la professionnalisation
que les DRTEFP établiront chaque année
(voir annexe 3) concernera en priorité les
postes ayant trois et quatre ans d’ancienneté,
soit en 2003 les postes créés en 1999 et
2 000, analysés notamment sur la base des fiches
individuelles jeunes collectées en 2003 selon les
modalités arrêtées supra au I,B.
Par la professionnalisation de leurs salariés,
le plan doit permettre d’aider les employeurs en
milieu de convention à mieux maîtriser leur
activité alors que se rapproche le terme de l’aide
initiale de l’Etat, et de la même manière,
aider le jeune à tirer tous les bénéfices
de sa mise en situation d’activité. Il participe
donc de la volonté générale d’anticipation
qui doit marquer toutes vos actions.
Le niveau régional (DRTEFP) organise en lien avec
ses partenaires, notamment interministériels, et
naturellement la collectivité régionale,
les actions d’appui qu’appelle la situation
de ces postes et des jeunes qui les occupent. Vous vous
appuyez pour organiser cette discussion sur les lieux
de coordination existants au titre du programme, comme
la plate-forme régionale de professionnalisation,
ou votre comité de pilotage régional tripartite
Etat-conseil régional, Caisse des dépôts
et Consignations, celui que vous avez mis en place avec
le CNFPT et les centres de gestion pour les emplois des
collectivités locales, ou sur toute autre instance
de concertation que vous jugez adaptée.
Votre analyse se nourrit également des informations
issues de vos actions antérieures (et au premier
chef des actions des DDTEFP) par secteurs d’activités,
territoires, comme des actions de consolidation et de
diagnostics territoriaux conduites qui illustrent les
forces et faiblesses de groupes d’employeurs, activités,
territoires, les difficultés éventuelles
de reclassement des jeunes etc.
Vous intervenez en appui aux secteurs d’activité,
groupes d’employeurs, lorsque ils font état
de difficultés pour mettre en œuvre leurs
projets de professionnalisation ou bien quand il vous
apparaît qu’ils ne sont pas en mesure de concevoir,
formaliser, ces projets.
Les plans régionaux d’appui à la
professionnalisation établis par les DRTEFP se
fixent par rapport à ces deux situations –
qui ne sont pas toujours aussi contrastées - des
objectifs annuels, quantitatifs, de jeunes et d’employeurs
à appuyer, qu’il s’agisse d’actions
de bilan, de formation, de validation etc.
Compte tenu des volumes en jeu – 80 000 postes
environ – ces actions sont à concevoir sur
un mode non pas individuel, mais de regroupements collectifs,
par territoires, secteurs d’activité, et
en fonction de priorités déterminées
conjointement par les niveaux départemental et
régional.
Par ailleurs, l’exploitation statistique des actions
de professionnalisation dont bénéficient
les jeunes, sans préjudice de vos propres outils
statistiques régionaux, sera assurée au
moyen d’une enquête DARES sur un échantillon
représentatif d’employeurs à partir
des fiches individuelles bilan.
-
L’appui à la consolidation : offre de
proximité et vision territoriale.
Tous les départements doivent, avec l’appui
du niveau régional (comités Etat-Caisse des
dépôts – Conseil régional), se
doter en 2003 d’un dispositif local d’accompagnement.
Les DLA permettent de :
- associer les décideurs locaux, à commencer
les collectivités locales,
- mutualiser les expertises,
- aider à prescrire les actions d’appui
adaptées qui sont effectuées par les cabinets
conseils et évaluer ces actions,
- cofinancer ces actions, avec la CDC au premier chef,
mais aussi d’autres partenaires, notamment avec
les collectivités locales,
- regrouper les outils financiers adaptés dans
une offre de services de proximité (voir circulaire
DGEFP du 25 mars 2002).
Ils viennent en appui à la consolidation d’un
maximum de postes créés par le programme.
C’est prioritairement dans ce cadre que doivent
être mobilisés les crédits d’ingénierie
qui vous ont été délégués
lors d’une première répartition.
Les DDTEFP qui ne l’auraient pas encore fait, à
cette fin, procèderont à l’identification,
en lien avec le niveau régional, de ou des acteurs
qualifiés pour remplir les missions de dispositif
local d’accompagnement (CBE, chambre de commerce,
structure spécialisée dans le développement
local etc.).
Il seront assistés dans cette tâche par
le niveau régional.
Le niveau national effectuera :
- la mise à disposition d’un dossier technique
d’appui à la mise en place des DLA comprenant
un modèle de convention-type et un jeu de questions
réponses élaboré à partir
des premiers DLA créés ;
- la mobilisation de réseaux nationaux d’appui
à la création d’activités
économiques, dont les membres sont disposés
à se porter candidat au titre de DLA : d’ores
et déjà le réseau France Active,
les boutiques de gestion, FIR… ;
- l’organisation de séminaires régionaux
et interrégionaux opérationnels au début
du second semestre ; ils accompagneront les DLA que
vous aurez mis en place ;
- la constitution de missions d’appui y compris
sur place que vous pourrez solliciter, ainsi que la
mise en réseau des dispositifs existants en vue
de favoriser leur essaimage.
-
Une vision stratégique et territoriale : les
diagnostics territoriaux
En 2003, il convient de procéder à la capitalisation
des diagnostics territoriaux conduits depuis la fin 2001,
dont vous pourrez mesurer, notamment à travers la
mise en œuvre des deux mesures de consolidation, l’épargne
consolidée, les conventions pluriannuelles, l’apport
dans votre prise de décision, et pour l’ensemble
des postes, dans la capacité d’une activité
à diversifier ses sources de financement.
Le niveau régional organise cette capitalisation
dans la région en vue de faire le bilan, et de
piloter les diagnostics à conduire en 2003, notamment
ceux cofinancés avec la Caisse des dépôts
et Consignations.
Les séminaires visés ci-dessus, une journée
nationale de travail, seront consacrés, notamment
à cette démarche d’analyse, de capitalisation
et de développement.
-
LES PLANS DEPARTEMENTAUX D’INTERVENTION EN DIRECTION
DES POSTES EN DERNIERE ANNEE D’AIDE INITIALE, EN
2003 LES POSTES 1998
Vous continuez de mobiliser l’ensemble des services
placés sous votre autorité, et leur partenaires,
pour réussir en 2003 les actions d’appui qu’appelle
la situation des postes et des jeunes, tout au long de l’année.
L’ensemble de ces actions que vous devez programmer
et exécuter de la manière la plus anticipée
possible sont formalisées dans des plans d’intervention
départementaux, qui sollicitent en tant que de besoin
le niveau régional, et qui ont vocation à
être intégrés dans les plans territoriaux
de l’Etat.
Ces plans d’intervention sont établis et transmis
à la DGEFP selon les modalités fixées
en annexe 4.
Ils intègrent notamment les actions suivantes :
-
Les actions d’information des jeunes et des
employeurs
Vous veillez à ce que l’information nécessaire,
des jeunes comme des employeurs, soit assurée
en temps utile, au regard des conséquences de
l’arrivée à échéance
des conventions d’aide initiale. J’appelle
votre attention sur l’importance de cette information
notamment en direction des jeunes, les événements
récents ayant montré que bien souvent
ils ne connaissent pas leurs droits légaux, acquis
en tant que salariés.
Un matériel de communication (voir annexe
5) destiné à vous aider dans l’organisation
des réunions d’information est en voie
de finalisation avec la DAGEMO, vous le compléterez
des éléments d’organisation locale
pour apporter aux jeunes et aux employeurs les appuis
nécessaires.
Votre effort en direction des employeurs sera complété
par une campagne nationale de communication sur leurs
droits et obligations durant la période de conventionnement
et à échéance de celui-ci qui sera
conduite prochainement et dont vous serez bien sûr
informés le moment venu.
-
Les actions de consolidation des postes
Vous avez déjà mis en œuvre l’épargne
consolidée pour environ 30% des postes associatifs
1998, qui peuvent ainsi continuer d’offrir un emploi
au jeune – l’objectif national de 6 000 postes
environ a été atteint.
Vous avez l’objectif avec les conventions pluriannuelles
d’assurer la consolidation de 45% des postes associatifs,
soit un peu plus de 8 000 postes pour la France métropolitaine
(voir circulaire DGEFP du 10 décembre 2002).
Ce % constitue un objectif qui doit être collectivement
atteint. Si un écart significatif – au dessus
ou en dessous - était constaté nationalement
le 31 mars, lors de la communication par les régions
du total de vos objectifs départementaux, il devrait
faire l’objet de corrections. Il est donc souhaitable,
en amont, que dans le cadre régional vous examiniez
comment l’atteindre globalement au niveau de la
région.
Pour atteindre ensuite votre objectif départemental
de conventions pluriannuelles, qui vous aura été
confirmé au terme du dialogue de gestion rappelé
ci-dessus, vous mobilisez les services de l’Etat
et les partenaires capables d’apporter des cofinancements.
Vous trouverez en annexe 6 un logiciel d’appui
à la gestion de vos dotations départementales.
S’agissant des autres postes relevant d’employeurs
non éligibles aux conventions pluriannuelles, vous
mobilisez vos crédits d’ingénierie,
les ressources partenariales identifiées par les
diagnostics territoriaux, pour accompagner l’employeur
dans sa démarche de pérennisation des emplois.
Les organismes publics, collectivités et établissements,
entreprises, doivent en effet concrétiser leur
engagement de consolider les emplois.
Vous encouragez, quand cela est adapté, les groupements
d’employeur, la mutualisation des emplois.
-
Les actions pour les jeunes dont les postes ne seraient
pas consolidés
Vous avez le souci constant d’anticiper sur les
échéances des postes qui vous sont connues
via les informations du CNASEA, et pour lesquels vous
savez, notamment grâce à vos actions de consolidation,
et vos relations avec les employeurs, qu’une solution
d’emploi n’est pas offerte au jeune.
Le croisement des flux théoriques de sorties de
jeunes (source CNASEA) et des informations en votre possession,
comme proposé au tableau général
figurant dans votre plan d’intervention, fait apparaître
les jeunes pour lesquels une action d’accompagnement
sera nécessaire dans l’année, notamment
parce que leur poste n’est pas maintenu et que l’employeur
n’a pas mentionné son intention de proposer
au jeune un emploi. Vous agissez de même quand vos
éléments d’information ne permettent
pas de vous assurer qu’un poste continuera d’être
offert au jeune.
Ces situations doivent être traitées en
priorité avant la fin du contrat du jeune, notamment
pour :
- étudier avec l’employeur et le jeune
les actions qui peuvent être entreprises avant
la fin de son contrat (temps de formation, de validation,
temps libéré pour se rendre à des
rendez-vous avec d’autres employeurs, effectuer
un bilan, avoir un entretien ANPE etc.) ;
- apporter au jeune toutes les informations utiles,
tant sur ses droits (indemnisation etc.) que sur les
démarches qu’il peut entreprendre localement,
et auprès de quelle institution en fonction de
l’offre de services que vous construisez localement
;
- programmer les actions nécessaires en fonction
de la situation que vous aurez analysée.
Chaque département s’organise pour que ces
prestations puissent être effectivement apportées
aux jeunes, le plus en amont possible de la fin de leur
contrat. Vous trouverez en annexe 7, l’offre
de services nationale de l’ANPE, pour ce public,
qu’il vous appartient d’adapter localement
en fonction des besoins identifiés.
Le niveau régional, tant grâce au plan régional
des formations et des concours d’accès à
la fonction publique territoriale, que par la poursuite
de la mobilisation des dispositifs de formation et de
validation qui leur sont accessibles, contribue à
apporter les informations et les réponses adaptées
à la situation des jeunes.
S’agissant du recours à la formation³
vous continuez de privilégier les appuis aux demandes
qui sont associées à une véritable
démarche de professionnalisation dans l’activité.
³ il s’agit
des postes régis par le décret d’octobre
1997 : tous employeurs/ postes dont épargne consolidée,
hors convention pluriannuelle
Vous pouvez cependant être conduit à assouplir
votre position, notamment relativement à des formations
de plus longue durée, quand vous en êtes
saisi en dernière année de contrat, alors
que l’employeur lie cette formation à sa
volonté de reclassement du jeune auprès
de son organisme ou que vous-même jugez que cette
formation offre une réelle perspective d’emploi.
Une Cellule d’appui et d’animation associant
l’ANPE, l’AFPA, les principaux ministères
concernés, le Centre National de la Fonction Publique
Territoriale, l’Union Nationale des Centres De Gestion
est constituée à la DGEFP pour appuyer vos
actions. Elle entrera en contact avec les correspondants
que vous voudrez bien désigner à cette fin
dans vos services.
-
LES ACTIONS DE SUIVI, DE BILAN ET D’EVALUATION
- Les outils d’ échange d’information
et de suivi
- une adresse unique pour nourrir des questions-réponses
sur l’ensemble du programme
Compte tenu des actions nouvelles liées à
la présente circulaire, en vue de vous assister
dans sa mise en œuvre, sans préjudice des
autres modes d’animation et d’échange,
une adresse particulière peut recevoir l’ensemble
de vos questions, qui alimenteront la production des
futurs questions-réponses : nsej@dgefp.travail.gouv.fr.
- le suivi des plans départementaux et régionaux
Les plans d’interventions départementaux,
les plans régionaux de professionnalisation,
qui sont à adresser à fin mars et fin
avril au secrétariat de la Déléguée
Générale à l’Emploi, font
au cours de leur exécution l’objet de remontées.
Pour les plans d’interventions départementaux
ces remontées sont soit mensuelles (aspects
consolidation) soit trimestrielles (jeunes sur poste
1998) sous la forme prévue à l’annexe
8, et sont à adresser via les DRTEFP à
la mission contrôle de gestion (corinne.le-delin@dgefp.travail.gouv.fr).
Les plans régionaux font l’objet d’un
bilan à 12 mois.
L’ensemble de ces plans s’appuient sur
les indicateurs qui figurent dans la Directive Nationale
d’Orientation du ministère des affaires
sociales, du travail et de la solidarité.
- Un bilan synthétique pour tous les postes
1998
A l’occasion de vos actions en direction des postes
1998
vous faites systématiquement utilisation du document
de bilan synthétique qui vous a déjà
été transmis pour les organismes avec lesquels
vous négociez des conventions pluriannuelles .
Pour les postes conventionnés au titre de l’épargne
consolidée, vous faites également ce bilan
en cinquième année même si elle n’est
pas juridiquement la fin de l’aide initiale, puis
en huitième année.
Annexe
2, fiche synthétique 2.3, de la circulaire n°
2003/53 du 10 décembre 2002
Ce document - qui peut également être
assimilé à une attestation de service
fait, au regard des aides perçues – permettra
de nourrir vos bilans et évaluations des résultats
atteints par le programme dans votre département.
- actions d’évaluation.
Je vous confirme également que des démarches
d’évaluation auront lieu avec votre concours
en 2003. Vous trouverez le descriptif d’une première
opération en annexe 9.
*
Avec le programme NSEJ, qu’il s’agisse
des entrées en remplacement dans le programme
qui se poursuivent, des postes que vous aidez à
consolider et dont vous accompagnez la professionnalisation,
vous disposez d’un levier de développement
et d’emploi.
Votre approche partenariale et mobilisatrice du pilotage
contribue à nourrir un dialogue entre acteurs
locaux autour des besoins des populations et des manières
d’y répondre aux deux niveaux des départements
et des régions
Vos organisations, la programmation de vos actions
vous mettent en situation de répondre aux exigences
d’un programme dont les échéances
et le terme sont désormais connus.
Liste des annexes :
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