| Décret n° 98-126
du 3 mars 1998 relatif aux conditions de mise en oeuvre de l'article
38-1 et du dernier alinéa de l'article 42-9 de la loi n°88-1088
du 1er décembre 1998 relative au minimum d'insertion (Imputation
des dépenses sur les crédits d'insertion au titre
des recrutements sur des postes emplois-jeunes lorsque le jeune
est allocataire du RMI au jour de l'embauche)
(Journal Officiel du 5 mars 1998) |
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l'emploi et de la solidarité,
Vu la loi n° 88-1088 du 1er décembre 1988 modifiée
relative au revenu minimum d'insertion, notamment les articles 38-1
et 42-9 issus respectivement des articles 8 et 9 de la loi n°
97-940 du 16 octobre 1997 relative au développement d'activités
pour l'emploi des jeunes ,
Vu le décret n°95-985 du 25 août 1995 pris pour l'application
de l'article 42-9 de la loi n° 88-1088 du 1er décembre
1988 relatif au financement des agences d'insertion, |
Décrète :
Art. 1er.
Sont prises en compte pour le calcul du crédit que le département
peut imputer sur les crédits d'insertion au titre de l'article
38-1 de la loi du 1er décembre 1988 susvisée les dépenses
qu'il effectue :
- Au titre des recrutements auxquels il a procédé en
vertu d'une convention conclue en application de l'article L 322-4-18
du code du travail dès lors que le poste de travail est occupé
par un jeune qui, à la date de l'embauche, bénéficiait
du revenu minimum d'insertion;
- En application du dernier alinéa de l'article L 322-4-19
du code du travail, dès lors que l'employeur a recruté
sur le poste de travail créé en application d'une convention
mention-née à l'article L 322-4-18 du code du travail
un jeune qui, à la date de l'embauche, bénéficiait
du revenu minimum d'insertion.
Art. 2.
L'article 3 du décret du 25 août 1995 susvisé
est complété par un alinéa ainsi rédigé:
" En application du dernier alinéa de l'article 42-9 de la loi
du 1er décembre 1988 précitée, une convention est
passée entre l'agence d'insertion et le département, qui
précise notamment le montant des crédits concernés
et les modalités de leur imputa-tion, ainsi que les modalités
d'instruction des dossiers et de ver-sement de l'aide, et les modes d'évaluation
et de reversement des soldes de crédits non utilisés ".
Art. 3.
La ministre de l'emploi et de la solidarité, le ministre
de l'intérieur, le ministre de l'économie, des finances
et de l'industrie et le secrétaire d'Etat à l'outre-mer
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution
du présent décret, qui sera publié au Journal officiel
de la République française
Fait à Paris le 3 mars 1998 |