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Instruction n°01-207 JS du 9 novembre
2001 relative à la mise en oeuvre des
mesures de consolidation du programme v "Nouveaux Services-Emplois
Jeunes"
Cette instruction a pour objet de préciser les
conditions de la mobilisation conjointe des services déconcentrés
des ministères de la jeunesse et des sports et de l'emploi et de
la solidarité dans le cadre fixé par la circulaire DGEFP
33-2001 du 25 septembre 2001 relative au programme «nouveaux services-emplois
jeunes».
A cet égard, les services du ministère de la jeunesse et
des sports, sous l'autorité des préfets, doivent prendre
toute leur place dans cette mobilisation, dès l'instruction des
dossiers des employeurs qui sont du domaine de la jeunesse et des sports,
en coopération avec les directions départementales du travail,
de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), auxquelles ils
apportent leur expertise, leur connaissance du terrain et des partenaires
dans l'objectif de la consolidation. Ils sont, en lien avec les DDTEFP,
les porteurs et garants du fort enjeu, très présent dans
le champ de la jeunesse et des sports, de qualité et d'utilité
sociale qui s'attache à la consolidation des activités créées,
comme à la promotion des priorités des politiques publiques
de l'Etat. Ils apportent leurs concours à l'élaboration
et à la mise en oeuvre de réponses adaptées aux besoins
de professionnalisation, de qualification et d'accès à l'emploi
des jeunes.
Un certain nombre d'actions spécifiques pour
accompagner la mise en oeuvre du plan de consolidation sont à prévoir
et à programmer. Une réunion de travail entre les
directions départementales de la jeunesse et des sports (DDJS)
et les DDTEFP arrête dans les meilleurs délais ces actions.
Cette réunion est également l'occasion/ à partir
du fichier du CNASEA, d'apprécier les données quantitatives
relatives au secteur de la jeunesse et des sports dans le département
(nombre de postes créés, dates de création, données
sur les employeurs etc.).
Ces actions sont notamment :
- L'information des employeurs sur les mesures du programme
:
En fonction de l'importance quantitative du secteur,
une ou plusieurs réunions thématiques peuvent être
organisées avec les employeurs du champ afin que chacun d'entre
eux ait un accès direct aux informations ainsi qu'un contact avec
les services qui assureront l'instruction des dossiers. Ces réunions permettent également de préciser
quels appuis peuvent être apportés aux employeurs dans cette
phase du programme. Les DDJS sollicitent notamment les réseaux
associatifs, les acteurs de la consolidation et de la professionnalisation
dans leur champ d'action.
- Le diagnostic de l'employeur :
II apparaît particulièrement
important de faire appel dès cette étape aux partenaires
de la charte départementale de partenariat qui ont bénéficié
de crédits du ministère de la Jeunesse et des sports afin
qu'ils diffusent les outils de diagnostic déjà réalisés,
en cohérence avec le contenu du dossier. Les départements
qui n'auraient pas encore signé la charte de partenariat peuvent
à cette occasion réunir des partenaires locaux ayant des
compétences complémentaires afin de concevoir un dispositif
de soutien aux employeurs.
- Le diagnostic d'ancrage territorial :
II est un élément de la vision stratégique
des services, d'identification, des partenaires dans un territoire ; il
éclaire les futures instructions ; il doit associer largement à
sa démarche les acteurs des territoires. Les DDJS précisent
les conditions dans lesquelles elles apportent leur expertise au travail
conduit par les services du ministère de l'emploi et de la solidarité.
Ces expertises portent notamment sur les analyses des territoires, sur
l'apport du programme «nouveaux services-emplois jeunes»,
comme sur l'identification des partenaires possibles de l'ancrage territorial
des activités créées. Elles impliquent en tant que
de besoin les réseaux et partenaires du ministère de la
jeunesse et des sports. Les DDJS peuvent suggérer des zones de
diagnostic particulières, ainsi que les moyens de le conduire.
- L'instruction des dossiers employeurs
Les DDTEFP adressent copie des dossiers des employeurs
renseignés aux DDJS pour les domaines de leur compétence.
La priorité d'examen des dossiers et d'expression des avis techniques
des DDJS est fonction du calendrier de création des postes, et
des mesures que ceux-ci peuvent justifier. Ce point (retour des avis des
DDJS) est notamment explicité à partir des données
CNASEA lors de la réunion précitée. Les services
examinent ensemble comment ils s'organisent pour procéder aux contacts
complémentaires avec les employeurs, répondre à leurs
éventuelles questions, procéder aux relances, etc...
- La professionnalisation des emplois et des salariés
L'exploitation des fiches concernant les jeunes, contenues
dans le dossier de l'employeur, fait l'objet d'un travail concerté
entre les services, notamment en vue d'aider les employeurs, comme de
saisir le niveau régional de difficultés particulières
(à intégrer par exemple dans le plan d'action des plates-formes
régionales). Les services du travail, de l'emploi et de la formation
professionnelle et de la jeunesse et des sports, en lien notamment avec
l'ANPE et l'AFPA, étudient les perspectives qui peuvent être
offertes aux jeunes sur un territoire, en terme d'accès à
l'emploi et à la formation. Ils font un point des actions de professionnalisation
déjà conduites, de celles qui restent à conduire.
Ils assurent de concert auprès des employeurs du champ la promotion
du document de l'attestation d'activités.
Au niveau régional, les directions régionales
et départementales de la jeunesse et des sports (DRDJS) se rapprochent
des directions régionales du travail, de l'emploi et de la formation
professionnelle (DRTEFP), notamment pour participer à l'élaboration
et à la mise en oeuvre du plan d'action des plates formes régionales
: une attention particulière est accordée
dans ce cadre à la dimension de validation des acquis.
- L'accompagnement des activités
Après que les décisions ont été
prises par les préfets/ les DDJS participent à l'accompagnement
des activités, notamment par la mobilisation d'une part de leurs
crédits d'intervention qui doit intervenir de manière coordonnée
avec les crédits d'ingénierie des DDTEFP lorsque la situation
le justifie. Les échanges entre les services au cours de l'instruction
permettent cette programmation des interventions conjointes des administrations.
Cependant, rien n'empêche, si c'est la solution la plus adaptée,
les DDTEFP et les DDJS de mobiliser isolément leurs crédits
au profit d'une activité du champ considéré.
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