nstruction
DGEFP no 2002-16 du 25 mars 2002
concernant le pilotage de la consolidation des activités Nouveaux
services emplois jeunes
NOR : MESF0210090J (Texte non paru au
Journal officiel)
Pièces jointes :
La déléguée générale à
l'emploi et à la formation professionnelle à Madame
et Messieurs les préfets de région ; à l'attention
des directeurs régionaux du travail, de l'emploi et de la
formation professionnelle ; Mesdames et Messieurs les préfets
de département ; à l'attention des directeurs départementaux
du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ; les
plates-formes de professionnalisation (pour information).
Depuis la circulaire du 25 septembre 2001, vous mettez en uvre
des outils largement nouveaux pour identifier et répondre
aux besoins de quatre " générations " d'emplois
créés, par les associations de 1998 à 2000,
par les collectivités locales, les entreprises et établissements
publics en 1998 (cf. note 1) .
Vos actions dans ce cadre s'insèrent par ailleurs dans l'ensemble
des actions que vous et vos partenaires avez conduites depuis le
début du programme pour accompagner les activités
créées, leurs promoteurs, les jeunes.
Elles requièrent un pilotage soutenu de l'action de vos services
et de vos partenaires, tant pour répondre aux besoins d'une
activité en particulier, que pour avoir une approche stratégique
de l'ensemble des besoins des activités et des ressources
disponibles dans votre territoire.
La présente instruction porte sur les ressources d'ingénierie
(annexe Ier : dotations 2002 des départements) et de partenariats
que vous pourrez d'ores et déjà mobiliser en appui
à ce pilotage, notamment les partenariats nouveaux qui ont
été conclus au niveau national entre l'Etat et la
Caisse des dépôts et consignations, avec le réseau
France active, des réseaux associatifs et ceux de l'aide
à la création d'entreprise (boutiques de gestion,
FIR, ADIE...).
Elle doit également permettre de préfigurer ce que
sera la gestion budgétaire des mesures d'aides, notamment
pluriannuelles, dont vous pourrez disposer. |
- LES APPUIS POUR ACQUÉRIR UNE VISION D'ENSEMBLE
DES BESOINS DES ACTIVITÉS ET DES RESSOURCES DISPONIBLES DANS
UN TERRITOIRE
J'appelle votre attention sur le fait que cette vision d'ensemble est
indispensable. Seule la connaissance globale des besoins des activités
et des jeunes, notamment à travers l'exploitation de tous les
dossiers employeurs qui vous sont retournés, vous permettra d'articuler
les actions à conduire : quantifier les réponses nécessaires,
mobiliser de manière suffisamment anticipée des partenaires
pour participer à la construction, dans les départements
et les régions, des réponses techniques, financières,
etc.
Une gestion, dossier par dossier et mesure par mesure, tout au long
de l'année, ne vous mettrait pas en situation, par exemple, de
programmer la consommation de vos crédits d'ingénierie,
ni, a fortiori, celle de vos enveloppes budgétaires (cf. infra).
- L'outil " dossier employeur ",
son exploitation au niveau individuel et global
- Principe : exploiter tous les dossiers employeurs
Les dossiers employeurs ont été construits pour
permettre une expression de l'ensemble des besoins des activités
et des jeunes. Ils peuvent être pour l'essentiel :
- des besoins techniques, de professionnalisation de l'activité
(employeurs, salariés) en vue d'aider à sa
maîtrise et à la qualité des prestations,
comme d'apporter aux jeunes tous les bénéfices
de leur mise en situation d'activité (accès
à la formation, à une validation, actions
de professionnalisation spécifiques, etc.) ;
- des besoins d'outils financiers particuliers, comme ceux
que vous rencontrez dans les procédures d'aide à
la création d'activité et d'entreprise (fonds
propres, accès bancaires, etc.) ;
- des besoins budgétaires, qu'ils concernent directement
vos enveloppes (prime liée à l'épargne
consolidée, aides pluriannuelles) ou qu'ils sollicitent
d'autres partenaires sur le territoire.
Votre instruction des dossiers doit permettre d'identifier
ces besoins et de prévoir les réponses d'accompagnement
à mettre en uvre. Par définition, l'ensemble
de ces besoins excède vos ressources propres, techniques
comme financières. La construction de réponses
à ceux-ci ne peut alors qu'être partenariale.
Il convient donc que vous distinguiez, dans votre pilotage
et l'engagement de vos moyens, ce qui relève de la
réponse aux besoins individuels d'un projet, au fur
et à mesure de l'instruction d'un dossier et de son
accompagnement, de l'appréciation globale de l'ensemble
des besoins dans votre territoire, qui suppose - dès
à présent - que l'ensemble des dossiers employeurs
soient exploités au fur et à mesure qu'ils
vous sont retournés.
- Méthode : les appuis mobilisables pour l'exploitation
des dossiers employeurs
Crédits d'ingénierie :
Vous avez été un certain nombre à me faire
savoir que vous aviez recours à vos crédits d'ingénierie
pour participer, selon des modalités variées,
à l'exploitation des dossiers employeurs qui vous sont
retournés.
Je ne suis pas hostile à cette utilisation en 2002 pourvu
qu'elle soit encadrée par des principes d'utilisation
clairs, qui respectent les compétences de chacun : toutes
synthèses, grilles de lecture, etc., faites par des cabinets
que vous missionnez ne doivent en aucun cas aboutir à
un abandon de vos prérogatives d'instruction et de décision.
Vous veillerez de plus, dans les cas où vous recourez
à cet appui, que l'intervention vous aide à acquérir
une vision globale des dossiers que vous avez reçus,
au-delà de ceux pour lesquels vous avez, rapidement et
au titre de l'épargne consolidée, à prendre
une décision. Par vision globale, il convient d'entendre
: de tous les dossiers, et pour chacun des dossiers dans toutes
ses dimensions (besoins des jeunes comme des activités).
Nous procéderons ensemble, pour la programmation 2003
des crédits d'ingénierie, à une évaluation
des actions ainsi financées, dans cette section et ci-après
(voir également annexe 1, notice).
France active :
L'association France active a été conventionnée
par la DGEFP pour offrir aux DDTEFP une assistance méthodologique
dans l'appropriation par les services des problématiques
liées aux dossiers associatifs d'épargne consolidée,
et, plus largement aux questions économiques et financières
posées par ceux-ci.
Vous pouvez mobiliser cette ressource via la DRTEFP : une ou
plusieurs réunions techniques peuvent alors être
organisées avec France active (siège).
Je vous engage à vous saisir de l'opportunité
ainsi offerte d'échanger avec un expert du financement
associatif, sans préjudice (cf. infra) des autres missions
que pourra recevoir ce réseau dans votre département
à travers l'action de ses fonds territoriaux.
L'enquête conduite auprès de vous montre au 15
février 2002 un taux de réponse des employeurs
associatifs autour de 60 %. Vous voudrez bien me faire part
de vos actions de relance, programmées ou déjà
entreprises, en direction des associations qui ne vous ont pas
à ce jour répondu. En effet, un fort taux de non-réponse,
s'il perdurait, serait de nature à contrarier votre pilotage
et votre programmation des actions nécessaires par rapport
à l'ensemble des activités et des jeunes.
- L'outil " diagnostic territorial ",
son complément possible dans le cadre de la convention Etat-CDC
- Principe : la vision d'ensemble des ressources d'un territoire
Dans un certain nombre de cas, à l'occasion notamment
des réunions régionales organisées par
mes services, vous avez exprimé des difficultés
à mettre en place cet outil.
Je souhaite vous en rappeler brièvement les grands principes,
comme la nécessité de les mettre en uvre
dans le cadre de votre pilotage.
Le diagnostic territorial doit vous permettre, a minima, de
susciter, par exemple par des réunions, une information
et une mobilisation des acteurs intéressés au
développement des services dans le territoire considéré.
Sur le modèle de ce que vous réalisez dans le
cadre de la lutte contre le chômage et l'exclusion, vous
associez à ces réunions les acteurs économiques,
institutionnels, à commencer par les collectivités
locales. Vous sollicitez, avec l'appui du DRTEFP, les études
portant sur le développement du territoire, y compris
disponibles auprès d'autres ministères, du conseil
régional, etc. Les fichiers du CNASEA, les premières
exploitations des dossiers employeurs, les données de
la DARES, permettent de restituer à ces acteurs une cartographie
des NSEJ et de recueillir leurs possibles engagements autour
des actions de consolidation dont vous exposez la nature.
Outil de repérage et d'association de partenaires de
la consolidation, le diagnostic territorial vous permet une
mobilisation anticipée d'acteurs qui disposent de ressources,
techniques ou financières, qui pourront contribuer -
et souvent contribuent déjà - au développement
et à la consolidation des NSEJ. Ces acteurs vous sont
connus par l'examen du dossier employeur qui fait apparaître
l'ensemble des financeurs de l'activité, aux côtés
de l'Etat. Ces financeurs sont associés en priorité
à votre démarche de diagnostic territorial.
Faute d'une telle anticipation, le risque serait réel
de réduire les actions de consolidation aux seuls moyens
de l'Etat, alors même que ces moyens n'auront de réelle
portée que dans le cadre partenarial pour lequel ils
ont été conçus.
- Méthode : les appuis mobilisables
Des diagnostics complémentaires en application de la
convention Etat-CDC (annexe II - modèle de la convention
régionale).
Au titre de son engagement en faveur de la consolidation des
NSEJ, la CDC s'est engagée à participer au financement
de 140 diagnostics territoriaux, plus spécifiquement
ciblés les associations qui se sont engagées dans
une démarche de consolidation en optant pour la mesure
épargne consolidée.
Ces diagnostics - comme ceux que vous conduisez - sont des outils
de repérage des ressources, en partenaires, financeurs,
etc., des associations. Vous apportez en tant que de besoin
votre contribution au choix des sites, à l'orientation
du prestataire en complément à son cahier des
charges, et, le cas échéant, bien que cette hypothèse
ne doive pas être la règle, à son financement
(le cofinancement par un ou plusieurs acteurs locaux sollicitant
ce diagnostic semble en effet la solution la plus satisfaisante).
Un comité de pilotage régional pilote cette action.
Les DRTEFP et les DDTEFP arrêtent ensemble les modalités
de participation des DDTEFP à ce comité.
Les centres de ressources régionaux en application de
la convention Etat-CDC (annexe III) :
Ces centres de ressources auront vocation, notamment, à
capitaliser les méthodologies de diagnostics territoriaux,
à contribuer à leur évaluation. Ils pourront
aussi capitaliser des expertises disponibles au niveau régional,
mobilisables en appui à vos propres diagnostics. Ils
participeront de même à la qualification des opérateurs
que vous-mêmes sollicitez pour accompagner les associations
et certaines de vos actions.
Les DRTEFP veillent tout particulièrement à l'articulation
de ces centres de ressources avec l'action des plates formes
régionales de professionnalisation.
Les crédits d'ingénierie :
Ceux-ci peuvent être utilisés en appui à
votre démarche de production des diagnostics prévus
par la circulaire du 25 septembre 2001, dans la mesure, par
exemple, où ils apporteraient un plus à la cartographie
des services et des acteurs du territoire.
Cependant, en aucun cas un cabinet ou intervenant technique
ne pourra remplacer la fonction d'animation et de mobilisation
d'acteurs qui est la votre au moyen du diagnostic territorial.
Vous veillez donc à ce que la mission de l'intervenant
soit un appui effectif à votre action, de type préparatoire,
et ne s'y substitue pas.
La production des diagnostics territoriaux NSEJ appellera à
l'évidence, dans les années qui viennent, une
action forte d'évaluation et de diffusion des bonnes
pratiques. La DGEFP se mobilisera particulièrement, avec
vous, la CDC, les centres régionaux précités,
sur ce point.
- LES APPUIS POUR CONSTRUIRE DES RÉPONSES
AUX BESOINS DES ACTIVITÉS EN FONCTION DES RESSOURCES DISPONIBLES
DANS UN TERRITOIRE
Tous les territoires ne sont pas également dotés, ni en
opérateurs capables d'apporter des expertises et des financements
aux projets associatifs et à leur développement, ni en
acteurs économiques et institutionnels conduisant des politiques
qui peuvent se traduire par un soutien actif à la consolidation
des NSEJ. De même, les publics destinataires des services - ou
la nature de ceux-ci - ne contribueront pas de manière uniforme
sur tout le territoire à la solvabilisation du service.
Il importe donc que vous puissiez, de la même manière que
vous aurez quantifié les " besoins " des NSEJ sur votre
territoire, quantifier, et mobiliser, les " réponses "
disponibles.
Il convient d'examiner ces réponses au regard des grandes catégories
de besoins identifiés à travers les dossiers employeurs
et les diagnostics territoriaux.
- La réponse aux besoins techniques
de professionnalisation de l'activité (employeurs, salariés)
en vue d'aider à sa maîtrise
- Mobiliser les appuis conseils
Vous continuez naturellement de mobiliser comme par le passé
vos ressources en crédits d'ingénierie, les plates-formes
régionales de professionnalisation - et dans ce cadre
au premier chef l'AFPA - et vos partenaires pour ces actions
depuis le début du programme (conseil régional
par exemple) y compris sous forme d'actions collectives destinées
à des groupes d'employeurs, notamment en fonction de
filières et de métiers communs. De grands réseaux
associatifs, qui disposent de moyens de conseil aux associations,
ont été reconventionnés, comme le Comité
national olympique sportif français ou l'éducation
populaire, pour apporter des appuis à ces démarches
de consolidation. Vous n'hésitez pas à vous coordonner
avec eux, en tant que de besoin. Cette politique d'accords cadres
sera poursuivie dans d'autres secteurs comme la culture, l'environnement
etc. en lien naturellement avec les ministères concernés.
Pour prescrire les accompagnements les plus adaptés,
vous n'hésitez pas à vous entourer systématiquement,
comme c'est souvent le cas, des expertises disponibles au sein
de l'Etat (autres ministères, trésorerie générale)
mais aussi en dehors de celui-ci d'institutions publiques ou
professionnelles, comme la Banque de France, ou encore les CCI,
les mutuelles et fondations, le réseau bancaire coopératif
etc.
Le MES a conventionné - ou est en cours de conventionnement
- pour que les principaux réseaux spécialisés
dans l'accompagnement et le financement de la création
d'activité (Boutiques de gestion, plates-formes du réseau
FIR, France Active, ADIE) puissent vous proposer de s'associer
à de tels comités. Dans ce cas, associés
à la phase de prescription des appuis nécessaires,
ces acteurs spécialisés ne peuvent ensuite être
conventionnés pour apporter l'appui qu'elles ont contribué
à définir.
- La possibilité de missionner une structure indépendante
dans le cadre de la convention Etat-CDC (annexe IV donnant une
définition, description et procédure de mise en
uvre)
La CDC a accepté de coopérer avec l'Etat pour
constituer ainsi un certain nombre de structures indépendantes,
baptisées " dispositif local d'accompagnement "
(" DLA " - 100 à créer France entière).
Ils seront dotés de crédits d' ingénierie
de la CDC et chercheront à susciter un semblable engagement
de la part d'autres acteurs locaux, les collectivités
territoriales notamment.
Ils constituent un appui à l'identification des besoins
d'accompagnement des activités ainsi qu'une opportunité
de mutualisation immédiate de crédits d'ingénierie.
Ils offrent un moyen de mettre en uvre très rapidement
une politique ambitieuse de qualification d'acteurs professionnalisés
dans l'accompagnement.
Les DDTEFP, qui participent à la sélection de
ces structures, règlent avec celles-ci les conditions
de leur intervention coordonnée en accompagnement des
associations qui sont dans le ressort géographique du
DLA. Elles décident notamment du mode d'engagement concerté
le plus adapté des crédits d'ingénierie
nécessaires à cet accompagnement des associations.
Le comité de pilotage régional précité
assure l'impulsion et le suivi de cet outil d'appui à
vos actions.
- La mobilisation des plates-formes régionales de
professionnalisation,
le plan d'action 2002 (annexe V)
L'objectif prioritaire des plates-formes de professionnalisation
doit être en 2002 de prendre appui sur l'exercice conduit
par les DDTEFP à partir du dossier employeur, en particulier
des " fiches individuelles jeunes " qui y sont contenues
- cette orientation générale a été
d'ores et déjà communiquée aux plates-formes
lors d'une réunion d'animation du réseau organisée
le 9 octobre dernier.
Le plan d'action des plates-formes doit traduire cette préoccupation
dès 2002. Les DRTEFP s'attacheront donc à faire
apparaître avec elles, les actions directement reliées
à l'exploitation des dossiers employeurs assurée
au niveau des DDTEFP, en vue d'apporter des réponses
régionales aux problématiques repérées
localement.
J'appelle votre attention (voir avis de réunion en annexe
5) sur la nécessité de tirer tout le parti de
cet outil très ambitieux qui doit permettre, tant d'éclairer
les DDTEFP sur la qualité d'une démarche d'employeur
que de mobiliser, au profit des jeunes les énergies de
différents partenaires aussi bien au niveau départemental
que régional (service public de l'emploi, OPCA, missions
locales, organismes de formation, conseil régional, etc.).
- Des besoins d'outils financiers particuliers,
comme ceux que vous rencontrez dans les procédures d'aide
à la création d'activité (fonds
propres, accès bancaires etc.)
Le réseau France active a été conventionné
par la DGEFP pour jouer ce rôle auprès des activités
NSEJ, dans 5 régions et 25 départements (dans un certain
nombre de cas, il pourra également assumer provisoirement
les missions d'un DLA au sens ci-dessus).
En vue d'assurer une couverture nationale, et pour que les associations
aient accès également sur tout le territoire à
cette ressource, le MES est en cours de conventionnement avec les
réseaux spécialisés dans l'aide à la
création d'entreprise. Au fur et à mesure de ces conventionnements,
et sans préjudice des contacts et partenariats déjà
noués localement, vous en serez destinataires.
- Des besoins budgétaires, qu'ils
concernent directement vos enveloppes, qu'ils sollicitent (prime
liée à l'épargne consolidée, aides pluriannuelles)
ou qu'ils concernent d'autres partenaires sur le territoire
Les dossiers employeurs vous exposent, à l'appui d'une demande
d'aide qui vous est faite, ou en vue de celle-ci, les stratégies,
ou les voies déjà mises en uvre pour équilibrer
les comptes de l'activité.
Il est en effet de la responsabilité première des
employeurs, créateurs des services, de rechercher les voies
et moyens de la consolidation de leur activité - les aides
de l'Etat, épargne consolidée, ou aide pluriannuelle
ne compensent par ailleurs qu'une partie du coût réel
du service, qui doit donc être pris en charge dans tous les
cas par d'autres moyens (facturation aux usagers, nouveaux partenariats
noués, ou accrus, avec d'autres institutions intéressées
au service, etc.).
Il importe que vous puissiez (cf. I.1 ci-dessus) disposer très
tôt d'une lisibilité de l'état des demandes
qui vous sont adressées, via les dossiers employeurs, pour
approcher le coût budgétaire théorique total
en 2003 pour l'Etat de ces demandes (cf. note 2)
L'examen, même sommaire, de ces hypothèses de financement
contenus dans les dossiers employeurs doit intervenir suffisamment
à l'avance par rapport aux actes d'instruction proprement
dits (même s'il est clair que la dépense effective
sera différente, et variera précisément en
fonction des résultats du dialogue que vous nouerez, lors
de l'instruction véritable avec les demandeurs, et de la
mobilisation effective des partenaires des services).
Un deuxième argument, tout aussi fort, rend indispensable
cet examen, en amont même d'une instruction véritable
des dossiers de demande d'aide pluriannuelle, pour vous assurer
que les recherches de financement complémentaires, d'ores
et déjà exposées par les dossiers, sont de
nature à effectivement assurer l'équilibre des activités
avec l'aide de l'Etat.
Vous n'aurez en effet que très exceptionnellement, pour les
aides pluriannuelles, à dépasser la moyenne qui vous
a été indiquée par la circulaire du 25 septembre
2001 - ces dépassements devant se traduire corrélativement
par une minoration de l'aide pour d'autres dossiers. Dès
lors, l'efficacité de votre aide ne sera réelle que
si le promoteur de l'activité, dans le même temps,
a la possibilité de dégager les financements complémentaires
nécessaires - à défaut, votre aide, même
acquise après instruction, ne permettrait pas la poursuite
de l'activité.
Il n'est donc pas possible d'attendre le moment de l'instruction
effective des dossiers pour vérifier que les demandeurs ont
bien intégré dans leur stratégie de poursuite
de l'activité qu'ils doivent compenser la réduction
de l'aide de l'Etat, en moyenne de 15 000 euros à 10 600
en moyenne, par de nouvelles recettes équivalentes. Tel est
l'objet des informations contenues dans le dossier employeur dont
vous devez conduire l'exploitation.
En cas d'insuffisance des dossiers déjà reçus
sur ce point essentiel de la recherche ou l'acquisition de financements
complémentaires, votre anticipation doit vous permettre ultérieurement,
dès les débuts de votre instruction assise sur l'envoi
du projet de convention et du cahier des charges, que des correctifs
soient apportés par l'association dans les délais
utiles, de telle sorte que la recherche de partenariats effectifs
en plus de l'aide de l'Etat soit accélérée,
que des révisions de stratégie puissent intervenir
etc.
Vos actions d'animation, initiées par les diagnostics d'ancrage
territorial, sont de nature à aider en tant que de besoin
les associations dans cette recherche de partenariats.
Toutes ces actions supposent que vous ayez également procédé
aux relances utiles en direction des associations qui ne vous auraient
pas retourné leur dossier.
Je souhaite disposer, au 15 juin au plus tard, de la simulation
budgétaire sur 2003 des besoins portés par les dossiers
employeurs. Cette information contribuera à construire précisément
avec la direction du budget les enveloppes budgétaires qui
seront mises à votre disposition ainsi que leur modalités
de mise en uvre.
La consolidation des activités créées dans
le cadre du programme NSEJ est, à l'image de leur création,
une grande ambition collective, où le ministère de
l'emploi et de la solidarité a pris, grâce à
vos efforts, une place considérable, et qui n'est contestée
ni au niveau central ni sur le terrain.
Il est clair que ce programme participe de la territorialisation
accrue de nos politiques et contribue, pour vous et vos équipes,
à accroître le dialogue déjà noué
avec les acteurs locaux, en vue de participer activement au développement
local et à la cohésion sociale. Il ravive également
l'interministérialité si nécessaire à
une approche concertée, et globale, des enjeux contemporains.
Nos métiers - en même temps que ceux des porteurs de
projets NSEJ - sont profondément interpellés, et souvent
modifiés par les exigences d'un programme dont je ne méconnais
pas les charges qu'il fait peser sur vos services. L'objectif des
partenariats noués au niveau national est de multiplier les
appuis que vous pouvez solliciter.
C. Barbaroux
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