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Lettre du 29 avril 1998 relative à
la création d'emplois-jeunes dans les établissements sociaux
pour enfants et adultes handicapés
(Texte non paru au Journal officiel)
publié au BOTR n°98/20
Direction de l'action sociale
Sous-direction du travail social
et des institutions sociales
Référence : votre lettre du 7 avril 1998.
La ministre de l'emploi et de la solidarité à Monsieur
le préfet du département de..., direction départementale
des affaires sanitaires et sociales. Par lettre visée en référence
vous m'interrogez sur les conditions d'utilisation de la dotation emplois-jeunes
notifiée dans la circulaire DAS 97/287 du 29 décembre 1997.
D'une façon générale, la circulaire emplois-jeunes
DAS/DH/DPM/DGS/DIRMI
n° 98-90 du 12 février 1998 prévoyait que les circulaires
budgétaires annuelles préciseraient le montant et les modalités
de la contribution au financement des emplois-jeunes dans les établissements
sanitaires, sociaux et médico-sociaux ; la circulaire susvisée
du 29 décembre 1997 anticipait en donnant ces précisions
en point 2.3 pour l'enveloppe médico-sociale 1998.
La dotation identifiée dans cette circulaire, au sein de la dotation
régionale médico-sociale, n'était pas destinée
à financer automatiquement le surcoût (au-delà de
l'aide Emploi) de la création d'emplois-jeunes en établissement
ou service médico-social, mais à contribuer au démarrage
de projets exemplaires sur la région (aide au montage du projet,
aide à la formation et à l'adaptation à l'emploi)
pour lesquels les établissements ou services joueraient le rôle
de « centre de ressources » ; le coût n'étant
pas à l'époque clairement identifiable, il a été
décidé de procéder par notification d'une provision
non reconductible ; les remontées qui vous étaient demandées
par la circulaire susvisée devraient me permettre de mieux évaluer
le besoin.
Sur le fond, la philosophie même des emplois-jeunes implique qu'ils
ne sauraient constituer un moyen détourné de substitution
aux recrutements sur des postes classiques ; le solde du coût brut
diminué de l'aide emploi doit en effet faire l'objet de la recherche
d'un financement complémentaire et alternatif au prix de journée,
afin de garantir, a minima, le critère de nouvelle activité
ou de non substituabilité ; en revanche, il me paraît important
que, sur la durée, vous aidiez les gestionnaires à pérenniser
certains de ces emplois en soutenant leur projet auprès du DDTEFP,
sous réserve de l'annualité budgétaire, à
laquelle est également soumis le versement de l'aide à l'emploi.
Pour vous y aider, je me propose d'intégrer en base 1999 la dotation
spécifique 1998 et de vous donner de nouvelles directives dans
la prochaine circulaire budgétaire, en fonction des remontées
dont je disposerai ; par ailleurs, des précisions ont été
données aux fédérations d'associations signataires
d'accords-cadres avec le ministère : pour la DAS, la contribution
à la création ou à la pérennisation d'un emploi-jeune
devra en priorité être dirigée vers le financement
de charges non susceptibles d'être pris en charge par ailleurs (ce
qui suppose que cette recherche ait été réalisée)
: cas où l'insuffisance des fonds propres de l'association, les
limites du redéploiement à l'intérieur du budget
de l'établissement ou la défection d'autres contributeurs
sollicités mettraient en cause la finalisation d'une opération
exemplaire (la même orientation peut être mise en oeuvre dans
le cadre des dotations globales CAT et CHRS).
En tout état de cause, au delà d'aides au démarrage,
ou d'aides explicitement ponctuelles pour les motifs évoqués
ci-dessus, le financement pérenne d'une partie du coût d'un
emploi-jeune au sein du budget d'une établissement ou service doit
se traiter comme une mesure budgétaire nouvelle (variation du tableau
des effectifs), dont l'impact ultérieur doit être prévu
et assumé.
Pour la ministre et par délégation
Le directeur de l'action sociale
P. Gauthier
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