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Note de service MEN du 5 février
1998 relative au recrutement dans les établissements d'enseignement
privés sous contrat
(BO n°7 du 12/02/98)
Références : Circu. n° 97-263 du 16-12-1997. La loi n°
97-940 du 16 octobre 1997 relative au développement d'activités
pour l'emploi des jeunes a inséré dans le Code du travail
un nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle et de
lutte contre le chômage des jeunes.
I - Les projets
L'initiative du projet doit émaner des établissements
d'enseignement privés sous contrat. Les critères d'attributions
des emplois jeunes aux établissements d'enseignement privés
sont ceux définis au II de la circulaire du 16 décembre
1997.
Il - Le recrutement
Vous proposerez aux établissements sélectionnés pour chaque emploi créé, une liste de candidats répondant aux conditions définies au point III-1 de la circulaire précitée. Les offres d'emplois devront être, par ailleurs, transmises à l'ANPE qui a le monopole légal de la collecte de toutes les offres d'emploi. L'employeur vous fera parvenir la déclaration d'embauche selon le modèle joint en annexe (document n° 3 ci-joint). Il y joindra l'extrait de casier judiciaire (que vous aurez sollicité et obtenu préalablement auprès du service national du casier judiciaire, bulletin n° 3 puisqu'il s'agit d'un emploi de salarié auprès d'une personne morale de droit privé) ainsi que la photocopie de l'autorisation de travail ou de la carte de résident en cours de validité pour un candidat ressortissant étranger d'un pays non membre de l'Union européenne ou non signataire d'un accord bilatéral passé avec la France. Il importe que les embauches ainsi réalisées n'interviennent
pas en substitution d'emplois de personnels non enseignants déjà
existants dans ces établissements. L'attention des chefs d'établissements
concernés doit être appelée sur ces points car l'inobservation
des prescriptions législatives et réglementaires emporte
rupture de la convention de financement, donc suppression de la subvention
allouée à ce titre.
III - L'employeur
L'organisme de gestion de l'établissement d'enseignement est
l'employeur, le contrat de travail (cf document n° 2) étant
signé par son représentant légal.
IV - Le contrat
Le contrat de travail est régi par le Code du travail et par
les dispositions spécifiques introduites par la loi du 16 octobre
1997 dans ce code relatives à la conclusion, à la suspension
et à la rupture du contrat. Les dispositions résultant du
statut d'établissement public administratif des EPLE (cf V-1 de
la circulaire précitée) ne sont pas applicables. Les activités susceptibles d'être confiées aux jeunes
employés par l'établissement d'enseignement privé
sont celles énumérées au point V-4-1 de la circulaire
du 16 décembre 1997. Nonobstant le caractère propre de l'établissement
d'enseignement privé, les bénéficiaires d'un contrat
emplois jeunes ne pourront exercer, même partiellement, des activités
liées à l'exercice du culte ou à l'enseignement religieux
qui ne peuvent faire l'objet d'un financement public.
V - Responsabilités encourues
Le régime de responsabilité sera celui qui régit habituellement les rapports entre l'employeur et ses salariés. Si l'établissement privé est sous contrat d'association et si l'aide éducateur commet une faute de surveillance, la loi du 5 avril 1937 qui substitue la responsabilité de l'État à celle des membres de l'enseignement pour les dommages causés ou subis par un élève est applicable. En revanche, lorsque l'aide éducateur travaille au sein d'un établissement ou intervient auprès d'élèves de classes sous contrat simple, la responsabilité de l'Etat ne peut être invoquée dans la mesure où aucune disposition législative ou réglementaire n'a étendu le bénéfice du régime de substitution de responsabilité prévu par la loi du 5 avril 1937 à ce type d'établissement ou de classe. Les établissements et leurs agents demeurent en conséquence seuls responsables, selon les dispositions du droit commun, (art. 1384 al. 5 du Code civil), des préjudices que les aides éducateurs pourraient causer dans le cadre de l'exercice normal de leurs fonctions. VI - Formation
La professionnalisation des aides éducateurs en vue d'accéder à un emploi durable constitue un élément essentiel du dispositif. Les aides-éducateurs recrutés par les établissements d'enseignement privés doivent donc pouvoir bénéficier en la matière des mêmes possibilités que ceux employés dans l'enseignement public. Les dispositions prévues au VI de la circulaire du 16 décembre 1997 sont à ce titre applicables à l'enseignement privé, sachant que le financement et la mise en oeuvre des entretiens de bilan et des actions de formation relèvent de la responsabilité de chaque employeur.
VII - Financement et rémunération VII. 1 - Financement VII. 2 - Versement de l'aide Les régularisations éventuelles seront effectuées en fin d'année au vu d'un bilan détaillé. Dans le cas où la convention serait résiliée, notamment si ses clauses n'étaient pas respectées, vous demanderez le reversement du trop-perçu.
VII. 3 - Paiement
VIII - Protection sociale Les dispositions concernant les jeunes employés dans les EPLE s'appliquent à l'exception de celles relatives à la MGEN et à l'IRCANTEC. Les bénéficiaires d'un contrat emplois jeunes relèvent en effet, en raison de leur activité dans une entreprise adhérant au régime ARCCO. de ce régime de retraite. Ils ne peuvent adhérer à la MGEN. En revanche, ils bénéficient du régime d'assurance particulier auquel l'établissement a éventuellement souscrit dans le cadre d'un accord de branche. Les dispositions relatives au circuit des formulaires statistiques, telles qu'elles sont prévues par la circulaire du 16 décembre 1997 s'appliquent également aux établissements d'enseignement privés. Je vous demande de mettre en oeuvre ce dispositif dans les meilleures conditions et délais possibles. Vous voudrez bien me faire part sous le présent timbre avec copie au président du comité de pilotage des emplois jeunes des difficultés éventuelles que vous rencontrerez dans l'application des présentes dispositions. Pour le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie et par délégation,
Le directeur des affaires financières Michel DELLACASAGRANDE
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