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Note de service DEPSE/SDTE/DGEFP no 2002-04
du 8 février 2002 concernant la mobilisation des services
déconcentrés du ministère
de lagriculture et de la pêche et du ministère de lemploi
et de la solidarité dans la mise en uvre du plan gouvernemental
« Avenir des emplois-jeunes »
La ministre de lemploi et de la solidarité, le ministre
de lagriculture et de la pêche à Madame et Messieurs
les directeurs régionaux du travail, de lemploi et de la
formation professionnelle ; Messieurs les directeurs régionaux
de lagriculture et de la forêt ; Mesdames et Messieurs
les directeurs départementaux du travail, de lemploi et de
la formation professionnelle ; Mesdames et Messieurs les directeurs
départementaux de lagriculture et de la forêt (pour
exécution) ; Madame et Messieurs les préfets de région ;
Mesdames et Messieurs les préfets de département (pour information).
Références : Lettre circulaire conjointe du ministère
de lagriculture et de la pêche et du ministère de laménagement
du territoire et de lenvironnement du 5 décembre 1997 ;
Note de service DEPSE/SDTE/N 2000 du 11 mai 2000 ;
Décret no 2001-837 du 14 septembre 2001
modifiant le décret no 97-954 du 17 octobre 1997
relatif au développement dactivités pour lemploi
des jeunes ; Circulaire MES/DGEFP no 2001-33 du 25 septembre 2001.
Résumé : la note de service trace les objectifs de
mobilisation concertée des services déconcentrés
du ministère de lagriculture et de la pêche et du ministère
de lemploi et de la solidarité dans la mise en uvre
du plan « Avenir des emplois-jeunes ».
La présente note de service précise les conditions et les
objectifs de la mobilisation conjointe des services déconcentrés
du ministère de lagriculture et de la pêche et du ministère
de lemploi et de la solidarité pour la mise en uvre
du plan « Avenir des emplois-jeunes » en définissant
les modalités de cette coopération.
Le 6 juin 2001, le Gouvernement a annoncé des mesures
nouvelles destinées à assurer lavenir professionnel
des jeunes ainsi quà consolider les nouvelles activités
du programme « nouveaux services - emplois-jeunes ».
La lettre du 27 juillet 2001 de madame la ministre de lemploi
et de la solidarité et la circulaire MES/DGEFP no 2001/33
du 25 septembre 2001 définissent les modalités
du plan et sa mise en uvre pour les employeurs du champ associatif
et des collectivités locales (hors éducation nationale,
intérieur, justice). Ces documents ainsi quun résumé
des principales mesures sont annexés à la présente
note de service.
Afin de maintenir la dynamique du programme, un nouveau contingent de
10 000 postes demplois-jeunes dans les associations et
les collectivités territoriales est par ailleurs, disponible en 2002.
Les emplois jeunes de lagriculture et du monde rural bénéficient
de lensemble de ces mesures.
Toutefois Les emplois jeunes de lenseignement agricole ne sont pas
visés par les présentes instructions qui ne concernent pas
les emplois relevant de laction éducatrice créés
en application des conventions visées au premier alinéa
de larticle 6 du décret no 97-954 du
17 octobre 1997 modifié et conclues avec les établissements
denseignement publics ou sous contrat, y compris lorsque ces derniers
sont constitués sous forme associative. Ces conventions signées
avec les autorités académiques du ministère de lagriculture
feront lobjet dinstructions particulières qui préciseront
les modalités de consolidation des emplois.
Dans lhypothèse où des établissements sous
contrat auraient reçu le « dossier employeur »
prévu par la circulaire DGEFP no 2001-33 visée
en référence, il relève de la compétence de
ces mêmes autorités académiques et non des DDTEFP
den assurer les suites éventuelles.
La mise en uvre du plan « Avenir des emplois-jeunes »
fait appel de manière réaffirmée à linterministérialité
tant au niveau des opérations danimation que des actions
de diagnostic ou de consolidation.
Les nouveaux services dans le milieu rural appartiennent à plusieurs
secteurs tels que lagriculture et les filières agricoles,
lenvironnement, le tourisme, laccompagnement social, lanimation
culturelle et les nouveaux emplois chevauchent souvent plusieurs domaines
dactivités.
Lexpérience et la connaissance des DDAF et des DRAF ainsi
que la capacité de coordination des DRAF leur permettent de se
mobiliser pour accompagner les opérations de mise en uvre
lancées par les DRTEFP et DDTEFP dans les secteurs dactivité
de lagriculture et du monde rural, en agissant en concertation et
en complémentarité avec les autres services de lEtat
dans les régions et les départements.
Il convient dès réception de la présente instruction
détablir les contacts entre les DRTEFP/DDTEFP et DRAF/DDAF
à chaque niveau respectif afin darrêter lorganisation
et les structures nécessaires à mettre en place pour développer
les différentes actions à mener ainsi que les moyens à
y affecter (délimitation précise du champ dintervention,
circuits administratif, participation aux réunions).
1. Diagnostics dancrage territorial
Lors des opérations de diagnostics territoriaux, les DDAF et
DRAF mettent à disposition des DDTEFP et DRTEFP selon des modalités
définies au niveau local, leur expertise des territoires ruraux
et des filières, le niveau régional des DRAF étant
particulièrement pertinent pour participer à ces opérations.
Les DRAF et les DDAF ont la compétence et la pratique en matière
de développement rural, de financement de projets et déconomie
de lentreprise.
Elles ont par ailleurs une bonne connaissance des emplois jeunes créés
en milieu rural, ayant apporté la plupart du temps, un concours
à leur création, en particulier pour les associations signataires
daccords-cadres dans ce secteur, notamment :
- les associations départementales pour laménagement
des structures des exploitations agricoles (ADASEA) ;
- la Fédération nationale dagriculture
biologique (FNAB) ;
- la Fédération nationale des centres dinitiatives
pour valoriser lagriculture et le milieu rural (FNCIVAM) ;
- la Fédération nationale des coopératives
dutilisation de matériel agricole (FNCUMA) ;
- la Fédération nationale des familles rurales,
Fédération nationale des foyers ruraux (FNFR) ;
- la Ligue française de lenseignement et de léducation
permanente ;
- lUnion nationale des acteurs et structures du développement
local (UNADEL) ;
Les DRAF et les DDAF ont une forte relation avec les élus locaux,
toutes les formes de collectivités locales et de très nombreux
organismes de développement.
En liaison avec le service public de lemploi et notamment lANPE,
elles peuvent mettre en relation les employeurs et les jeunes en recherche
de consolidation de leur emploi avec des personnes et des organismes susceptibles
dapporter leur concours dans cet objectif en apportant les conseils
nécessaires par la mise en uvre des compétences des
services déconcentrés du ministère de lagriculture
et de la pêche en ingénierie du développement.
Les DRAF et les DDAF doivent participer activement aux actions danimation
qui sont lancées au niveau local auprès des employeurs associatifs,
des différents acteurs de laccompagnement et de lensemble
des acteurs intéressés à la consolidation des nouveaux
services.
2. Instruction des dossiers dautodiagnostic
employeurs
Dans le cadre de lexamen des projets de consolidation formalisés
dans les auto diagnostics, les DDAF et DRAF doivent se mobiliser sur lobjectif
de proposer aux DDTEFP des évaluations sur la pertinence de certains
nouveaux services et des aides à la recherche de scénarios
de financement ainsi que de solvabilisation du service.
Elles seront particulièrement attentives aux dispositions spécifiques
prise en faveur du secteur rural : mesures spécifiques aux
ZRR, secteurs porteurs de plus-value sociale situés en zone rurale
et notamment dans le domaine du développement local.
Les situations étant examinées au plus près des acteurs,
les DDAF sont plus spécialement compétentes pour apporter
leur concours durant la phase dauto diagnostic et dexamen
des possibilités de consolidation.
Les modalités dinstruction des dossiers et davis à
délivrer sur ceux-ci sont élaborées au niveau local
entre les DDTEFP et les DDAF en liaison avec les DRAF.
3. Créations demplois
En 2002, la création des nouveaux emplois seffectue selon
les mêmes critères et les mêmes modalités dinstruction
que précédemment.
La possibilité de créer de nouveaux emplois doit être
largement relayée par les DRAF et les DDAF auprès des employeurs
du secteur agricole et rural où des besoins sont encore insatisfaits,
notamment dans lappui aux projets collectifs des contrats territoriaux
dexploitation, dans le domaine de leau et du traitement des
déchets, auprès des petites associations et des communes
de taille modeste.
4. Emplois-jeunes/installation
Le recours à la mesure de mobilisation du programme « nouveaux
services - emplois-jeunes » en faveur de linstallation
hors cadre familial (note de service interministérielle du 11 mai 2000)
est encore trop peu développé.
Les DRAF et les DDAF doivent simpliquer davantage dans la mise en
uvre de cette mesure adaptée à la problématique
de lemploi en agriculture.
En particulier, elles doivent renforcer les actions dinformation
auprès des bénéficiaires : jeunes, employeurs,
syndicats professionnels, organismes du développement agricole
et en règle générale tous les acteurs du dispositif
de linstallation en agriculture.
Elles doivent également prendre les dispositions nécessaires
à un rapide aboutissement des dossiers qui leur sont présentés
en assurant un accompagnement en amont des porteurs de projets et une
coordination entre les acteurs du dispositif.
Une fiche dexemples dapplication du dispositif est jointe
à la présente note de service afin de faciliter la mutualisation
des compétences dans ce domaine (annexe III).
5. Assurer lavenir professionnel des jeunes
Lensemble des démarches et des actions doivent permettre
de développer à la fois la qualité du service rendu,
la qualification des salariés et la reconnaissance des nouveaux
emplois.
Les DRAF avec les SRFD et les DRIF sont associées aux missions
des plates-formes régionales de professionnalisation, leur implication
forte savère indispensable.
Plusieurs outils sont déjà mis en place par lintermédiaire
des plates-formes :
- désignation dun référent externe
chargé de suivre le jeune salarié ;
- programmation de rencontres thématiques qui associent
jeunes salariés et employeurs ;
- organisation des plates-formes régionales de professionnalisation
comme « centres de ressources ».
Ces centres de ressources ont pour finalité de mettre à
disposition des référentiels métiers dégagés
au niveau national et si nécessaire élaborés localement,
de faciliter laccès aux procédures de validation des
compétences professionnelles acquises (notamment par la généralisation
de lutilisation du document « Attestation dactivité »
présenté à lannexe V de la circulaire MES/DGEFP
du 25 septembre 2001).
Ils mettent en place des plans daction spécifiques consacrés
au développement de la formation à partir dun repérage
des besoins des jeunes avec les CFPPA.
Des moyens opérationnels sont mobilisables :
- le document « Les activités développées,
repères » édité par le ministère
de lemploi et de la solidarité, issu du travail des sept
groupes missionnés pour procéder à lidentification
des activités nouvelles ;
- le document « Repères pour la certification
et la validation des acquis » (édité par le MES)
qui recense loffre de certification actuellement accessible (objectif 3) ;
- la rubrique professionnalisation du site (nsej.travail.gouv.fr).
Les moyens financiers ont été renforcés et notamment
les crédits dingénierie, les financements prévus
laccord cadre avec la Caisse des dépôts et consignations
ainsi que dautres crédits mobilisables par le canal des OPCA
engagés dans des accords-cadres et du CNFPT pour les collectivités
locales employeurs.
Les DRAF et les DDAF sadaptent pour mener à bien les actions
communes définies par la présente instruction conformément
aux préconisations figurant en annexe II.
Vous voudrez bien me faire part sous le présent timbre des expériences
intéressantes ainsi que des éventuelles difficultés
que vous pourriez rencontrer pour lapplication de la présente
instruction.
ANNEXES
ANNEXE I
LE PLAN « AVENIR DES EMPLOIS-JEUNES »
Le plan sarticule autour de trois axes :
- assurer lavenir professionnel
des jeunes ;
- consolider les services et emplois
créés ;
- poursuivre la dynamique démergence
des nouveaux services.
Pour assurer lavenir professionnel des jeunes,
les nouvelles mesures visent à offrir un large éventail
de possibilités de professionnalisation :
- mise en place dun accompagnement
personnalisé par le service public de lemploi pour chaque
jeune sorientant vers le marché du travail ;
- renforcement des actions de formation
et de professionnalisation, notamment en matière de moyens financiers ;
- valorisation de lexpérience
professionnelle de chaque jeune par la généralisation de
lattestation dactivité et la validation des acquis
de lexpérience prévue par la loi de modernisation
sociale ;
- appui à la préparation
de concours dentrée dans la fonction publique ;
- adaptation des conditions daccès
à la fonction publique (concours de troisième voie).
Des mesures permettent dassurer la durabilité
dans lemploi :
- création de passerelles vers
les entreprises du secteur marchand ;
- financement de mesures de soutien
dans les associations pour maintenir les jeunes dans lemploi quils
occupent ;
- prise en compte de lexpérience
professionnelle pour laccès à certains concours externes
de la fonction publique ;
- possibilité daccès
aux emplois de fonctionnaires territoriaux par recrutement direct dans
le cadre 2 (catégorie C) ou par les concours de troisième
voie.
Afin de consolider les nouvelles activités,
des aides sont destinées aux associations et aux collectivités
locales pour atteindre progressivement leur équilibre financier,
solvabiliser des services ayant prouvé leur utilité sociale
ou maintenir des activités :
- pour les associations : une
mesure dépargne consolidée sur trois ans affectée
dune aide incitative de 15 245 euros ou, en fonction de
lexpertise locale, la possibilité de conclure des conventions
pluriannuelles à hauteur de 10 671,43 euros en moyenne
par an et par emploi ;
- pour les collectivités locales
qui rencontrent des difficultés particulières de consolidation
des activités, et notamment les collectivités classées
en zone urbaine sensible ou en zone de revitalisation rurale, une aide
spécifique de 7 622,45 euros par an en moyenne par emploi.
Tous les employeurs doivent déterminer
leurs besoins et leurs perspectives par un autodiagnostic formalisé
dans un document que les associations et collectivités locales
doivent adresser aux directions départementales du travail, de
lemploi et de la formation professionnelle (DDTEFP).
Par ailleurs, en liaison avec léchelon
régional, les préfets de département engagent une
démarche de diagnostics dancrage territorial qui permettront
de disposer dune vision globale du programme et de son environnement.
Cette approche stratégique éclairera les besoins et les
ressources dun territoire, limpact des nouveaux services et
des partenariats établis.
Les préfets, sur proposition des DDTEFP,
prennent ensuite leur décision de mobilisation dune des mesures
du plan en fonction des diagnostics partagés et des solutions proposées
par les acteurs eux-mêmes.
ANNEXE II
ORGANISATION DES DRAF ET DES DDAF
Les nouveaux objectifs du programme emplois jeunes
impliquent une organisation adaptée des directions régionales
et départementales de lagriculture et de la forêt.
Dans la mesure du possible, cette nouvelle organisation
prend appui sur les personnes et les compétences uvrant déjà
sur le dossier des emplois jeunes afin dassurer la continuité
nécessaire au bon fonctionnement des partenariats qui ont pu être
établis.
Un agent est désigné dans les DDAF
et dans les DRAF pour impulser, coordonner et animer en interne une relation
inter-services « Avenir des emplois-jeunes » qui
est à instaurer soit par un pôle, soit par un circuit pour
léchange et le traitement de chaque dossier en fonction des
volumes à traiter.
Les employeurs et les jeunes salariés situant
souvent tout ou partie de leurs activités au-delà du champ
de compétence des DDAF et des DRAF, un pôle dexperts
« Avenir des emplois-jeunes » est à constituer
en liaison avec la DRTEFP par le responsable inter-service de la DRAF,
en particulier avec son homologue de la DIREN et de la délégation
régionale au tourisme.
Dans chaque DDAF, le responsable inter-services
« Avenir des emplois-jeunes » doit, avec le directeur
départemental de lagriculture et de la forêt et après
avoir examiné la nécessité et les possibilités
doptimiser léquipe départementale, notamment
dans le domaine du tourisme et de lenvironnement, déterminer
les actions à mener en fonction de la situation locale du secteur
agricole et rural et des partenariats établis ou à construire.
Sous lautorité du directeur régional
de lagriculture et de la forêt, le responsable « Avenir
des emplois-jeunes » avec le pôle des experts régionaux
devra travailler en étroite relation avec les pôles dexperts
départementaux et animer le réseau des responsables inter-services
« Avenir des emplois-jeunes » de chaque DDAF.
ANNEXE III
FICHE DEXEMPLES DAPPLICATION DU DISPOSITIF
EMPLOIS-JEUNES/INSTALLATION
Département : Vendée.
Type de mesure : entrée directe dans
le dispositif (cas no 2).
Organisme employeur : groupe de recherche
pour une agriculture économe et paysanne GRAPEA/CIVAM.
Exploitation agricole : EARL Le Meslier,
85170 Dompierre-sur-Yon.
Jeune : Gauvrit (Olivier).
Contact DDAF/DRAF sur le dossier : M. Droulin
(Marc), SDITEPSA 85, tél. : 02-51-45-85-61.
Département : Orne.
Type de mesure : entrée en cours de
contrat (cas no 1).
Organisme employeur : EPLA de Vire (14).
Exploitation agricole : ferme de la Fégrinière,
M. Hillaire (Jean-Claude), 210, Sainte-Honorine-la-Guillaume
(61).
Jeune : Lanctuit (Sylvie).
Contact DDAF/DRAF sur le dossier : M. Bleas
(Jean-Luc), Economie agricole DDAF 61, tél. : 02-33-32-52-36.
Département : Ille-et-Villaine.
Type de mesure : entrée directe dans
le dispositif (cas no 2).
Organisme employeur : ASPAARI (association
de soutien aux projets et activités agricoles et ruraux innovants).
Exploitation agricole : ferme de La Chapelle-de-Bain
(35).
Jeune : Bertin (Séverine).
Contact DDAF/DRAF sur le dossier : M. Mazery
(Jean-Pierre), SRITEPSA Bretagne, tél. : 02-99-28-22-40.
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