 éfinition
et Objectifs
Qu'est-ce qu'un «emploi-jeune»?
Combien
de temps dure le programme instituant les «emplois-jeunes»
?
Les
«emplois-jeunes» remplacent-ils certains contrats (CES, «
emploi-ville »,...) ?
A
quelle période peut-on conclure un contrat «emploi-jeune»
?
Peut-on
transformer un « emploi de ville » en «emploi-jeune»
?
u'est-ce
qu'un «emploi-jeune» ?
En mettant en place les «emplois-jeunes» (dans le cadre
du programme «Nouveaux Services/Nouveaux Emplois»), l'objectif
affirmé du ministère de l'Emploi et de la Solidarité
est de susciter la création d'emplois nouveaux (en principe, à
temps plein et en CDI) ouverts aux jeunes âgés de
18 à moins de 30 ans.
L'ambition de ce programme est multiple. Il s'agit simultanément:
- d'aider les employeurs concernés par le programme NSNE (collectivités
locales, associations, établissements publics...), à créer
et développer des activités nouvelles, socialement utiles
et répondant à des besoins non satisfaits ou émergents;
- de permettre à 350.000 jeunes d'occuper les emplois ainsi créés
et de se professionnaliser dans le cadre de ces nouveaux métiers
;
- de pérenniser les activités et les postes de travail
créés en «emploi-jeune» et ceci au-delà
des 5 années durant lesquelles l'Etat verse à l'employeur
une aide financière forfaitaire annuelle de 102.010F, soit 15551,32€
(au 1er juillet 2001) pour un poste à temps plein,
sur chaque emploi ainsi créé.
Concrètement, la mise en place d'un «emploi-jeune» se
déroule en deux étapes :
- une convention
doit être conclue entre un employeur
concerné par le programme NSEJ, et l'Etat. Cette convention
permet la création de «l'emploi-jeune» et prévoit
le versement par l'Etat d'une aide
financière annuelle forfaitaire pour chaque poste de travail
ainsi créé;
- ensuite, le contrat de travail «emploi-jeune» doit être
conclu entre l'employeur et le jeune. Ce contrat
peut être soit un contrat à durée indéterminée
(CDI), soit un contrat à durée déterminée
(CDD) de 5 ans. Dans tous les cas, la rémunération
du jeune est au moins égale au SMIC. Sous réserve des
spécificités du dispositif «emploi- jeune»,
le jeune bénéficie des mêmes
droits que les autres salariés de l'employeur.
ombien
de temps dure le programme instituant les «emplois-jeunes»
?
Aucune disposition législative ou réglementaire ne confère
au dispositif des «emploi- jeunes» un caractère limité
dans le temps. Aussi, il devrait être possible à tout employeur
éligible au dispositif de déposer auprès du Préfet,
une demande de convention en vue de la création «d'emploi-jeunes»,
tant qu'aucun texte ne viendra interrompre ce régime d'aide à
l'emploi.
Cependant, si la formule des «emplois-jeunes» rencontre un
grand succès, les 350.000 embauches escomptées ouvrant droit
à l'aide de l'Etat (bien que cette limite quantitative ne soit
inscrite ni dans la loi, ni dans le décret) seront réalisées
rapidement. Ainsi, il est sans doute préférable pour un
employeur éligible au dispositif souhaitant embaucher des personnes
en contrat «emploi-jeune», de présenter son projet
dés lors où ce dernier est prêt.
es
«emplois-jeunes» remplacent-ils certains contrats (CES, «emploi-ville»,...)
?
Les «emplois-jeunes» n'ont pas pour but de remplacer un
ou plusieurs des dispositifs préexistants destinés à
favoriser l'insertion des jeunes, tels que : les contrats emploi-villes,
les contrats d'insertion en alternance, ou, pour une part, les contrats
emploi-solidarité (CES), ou bien les contrats emploi-consolidé
(CEC).
Cependant, il est à noter qu'un jeune titulaire d'un CES, d'un
CEC, d'un «emploi de ville» ou d'un contrat d'orientation,
peut rompre par anticipation son contrat afin d'accéder à
un «emploi-jeune».
En revanche, un jeune titulaire d'un contrat d'apprentissage, ou d'un
contrat d'insertion
en alternance (adaptation ou qualification), ne peut être embauché
dans le cadre d'un «emploi-jeune» qu'au terme échu
de son contrat.
A signaler : depuis le 1er janvier 1998, les
emplois qui pouvaient être créés dans le cadre du
dispositif «emplois de villes» ont vocation à être
mis en place sous la forme «d'emploi-jeunes». S'agissant des
«emplois
de villes» existants, ces derniers peuvent prendre la forme
«d'emplois-jeunes» s'ils répondent bien aux conditions
fixées par le nouveau dispositif
quelle période peut-on conclure un contrat «emploi-jeune»
?
Aucune embauche en contrat «emploi-jeune» ne peut avoir lieu
avant la signature d'une convention entre le Préfet (agissant au
nom de l'Etat) et l'employeur souhaitant recruter dans ce cadre.
La demande de conclusion de convention peut être formulée
par l'organisme employeur auprès du préfet (Direction
Départementale du Travail de l'Emploi et de la Formation Professionnelle)
à tout moment de l'année. Cette convention peut, par exemple,
être conclue dans le cadre d'un appel à projets permanent
initié au plan local par chaque préfet.
Une fois la convention signée, l'employeur dispose d'un délai
de 12 mois pour créer le ou les postes de travail en «emploi-jeune»
prévus. A ce propos, il est à noter que l'aide de l'Etat
n'est versée que lorsque le poste est effectivement occupé
par un jeune éligible au dispositif.
A signaler : l'embauche d'un ou plusieurs jeunes
sous contrat «emploi-jeune» avant que la convention ne soit
signée par le préfet a pour conséquences :
- le non-versement par l'Etat de l'aide financière prévue
dans le cadre du dispositif «emploi-jeune»;
- l'application des règles de droit commun s'agissant de la poursuite
du ou des contrats de travail conclus.
eut-on
transformer un «emploi de ville» en «emploi-jeune»
?
Depuis le 1er janvier 1998 il n'est plus possible de conclure de nouveaux
contrats «emploi de ville». En effet, les emplois qui pouvaient
être créés en «emploi de ville» ont désormais
vocation à être mis en place sous la forme «d'emploi-jeune».
Concernant les «emplois de ville» existants, deux solutions
peuvent être retenues :
- «l'emploi de ville» peut se poursuivre normalement jusqu'à
son terme initial, et aux conditions prévues;
- «l'emploi de ville » peut être transformé
en «emploi-jeune», sachant que cette possibilité
n'est ouverte que pour l'année 1998, à la condition de
respecter la procédure suivante :
N.B : sauf s'il refuse «l'emploi-jeune»
qui lui est proposé, le jeune recruté sur le poste ainsi
créé devra impérativement être celui qui bénéficiait
préalablement de «l'emploi de ville».
Cette mesure à pour objet d'éviter les effets de substitution
entre publics.
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