 ossibilités
à l'issue du contrat «emploi-jeune»
ue
peut-on faire après un «emploi-jeune» ?
A l'issue des 5 ans durant lesquels l'aide de l'Etat est versée,
il n'est possible, ni pour l'employeur ni pour le jeune, d'en obtenir
le renouvellement. En revanche, l'ancien titulaire d'un «emploi-jeune»
peut soit :
N.B : à la fin d'un contrat «emploi-jeune» en CDD,
l'employeur n'a pas à verser au jeune l'indemnité de précarité
prévue à l'article L.122-3-4 du code du travail.
eut-on
renouveler un contrat «emploi-jeune» ?
La loi précise que le contrat «emploi-jeune» est
soit à durée indéterminée, soit conclu pour
une durée déterminée de 60 mois (5 ans) au terme
desquels il n'est pas renouvelable.
En effet, les «emplois-jeunes» ont vocation à être
pérennisés et non pas à perdurer sous la forme de
contrats aidés. Donc, à l'issue des 5 ans durant lesquels
l'aide de l'Etat est versée, «l'emploi-jeune», et plus
précisément l'activité ayant permis la création
de cet emploi, a principalement vocation à être pérennisée.
Ainsi cette activité peut soit :
- être reprise par un employeur du secteur privé. Auquel
cas, le jeune peut se voir proposer un nouveau contrat de travail (CDI,
CDD,...) pour continuer à exercer son activité. Lorsque
l'emploi est repris par un employeur de droit privé, il est intégré
dans la grilles des classifications dont il relève ;
- être intégrée par la collectivité ayant
mis en place l'emploi, celle ci considérant que celui-ci est
nécessaire à la vie sociale car il répond à
un besoin relavant de l'intérêt général.
En pareil cas, la collectivité intègre l'emploi dans la
nomenclature des emplois de ses services et le jeune devient un agent
non titulaire de la collectivité et son contrat un contrat de
droit public (si le jeune souhaite devenir
fonctionnaire, il doit passer les concours de la fonction publique);
- donner lieu à la création
de sa propre entreprise par le jeune.
eut-on
faire un contrat d'apprentissage, de qualification ou d'adaptation après
un «emploi-jeune» ?
Au terme de son contrat «emploi-jeune», le jeune a la possibilité
de conclure directement un contrat d'apprentissage, de qualification ou
d'adaptation, sans être obligé de respecter de délai
d'attente ou de carence.
Toutefois, cette possibilité n'est offerte au jeune que s'il est
éligible à l'un de ces contrats (pour en savoir plus, consultez
votre antenne ANPE ou la mission locale la plus proche de votre implantation
géographique).
eut-on
suivre une formation après un «emploi-jeune» ?
Au terme de son «emploi-jeune», le jeune a la possibilité
de suivre toutes les formations, rémunérées ou pas,
qui lui sont ouvertes. Il peut entreprendre directement ces formations
sans être obligé de respecter de délai d'attente ou
de carence.
En effet, l'ancien titulaire d'un «emploi-jeune» peut bénéficier
des dispositifs mis en place par l'Etat et les partenaires sociaux comme
n'importe quel demandeur d'emploi. Sa première démarche
consistera à s'inscrire à l'ANPE. Après cette inscription,
il pourra demander à l'ANPE à bénéficier d'une
formation rémunérée dans le cadre du projet d'action
personnalisé (PAP) (pour en savoir plus, consulter l'ANPE).
près
un «emploi-jeune», peut-on bénéficier d'une aide
à la création d'entreprise ?
Au terme de son «emploi-jeune» (terme prévu ou anticipé),
le jeune peut bénéficier d'une aide s'il décide de
créer (ou de reprendre) une entreprise. Ainsi, le jeune qui souhaite
créer ou reprendre une entreprise industrielle, commerciale, artisanale
ou agricole, (quelle que soit sa forme juridique : entreprise individuelle,
SA, SARL... à l'exclusion toutefois des formes associatives et
GIE) ou entreprendre l'exercice d'une autre profession non salariée,
peut bénéficier :
- de l'exonération pendant 12 mois des cotisations d'assurances
sociales et d'allocations familiales et le bénéfice de
la couverture sociale correspondante.
- d'une aide au financement d'action de suivi ou d'accompagnement, lors
de la création ou reprise de l'entreprise, et pendant les trois
années suivantes. Cette aide prend la forme d'un chéquier
conseil permettant d'obtenir des prestations de conseil financées
à 75% par l'Etat, (types études de marché, appuis
sur des questions fiscales ou juridiques...).
- dans l'hypothèse ou le contrat «emploi-jeune» a
été rompu avant le terme de l'aide le jeune a la possibilité
de bénéficier d'une aide financière spécifique
de l'Etat.
N.B : afin de bénéficier de ces avantages, le jeune doit
exercer effectivement le contrôle de l'entreprise qu'il créé
ou qu'il reprend. Par conséquent, il doit soit posséder
plus de la moitié du capital de l'entreprise, soit exercer les
fonctions de dirigeant de la société et détenir un
certain pourcentage du capital de l'entreprise. Pour en savoir plus sur
la mise en oeuvre de ce dispositif d'aide à la création
(ou reprise) d'entreprise, il convient de se renseigner auprés
de sa Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la
Formation Professionnelle (DDTEFP).
es
«emplois-jeunes» ont-ils droit à l'indemnisation chômage
?
Les employeurs qui relèvent du secteur privé (notamment
les entreprises gestionnaires de service public, les associations, les
organismes locaux de Sécurité Sociale, les comités
d'entreprise, les syndicats professionnels) sont obligatoirement affiliés
au régime d'assurance chômage.
Les employeurs du secteur public (notamment les collectivités locales,
les groupements d'intérêt public, les établissements
publics) sont soit adhérents au régime d'assurance chômage,
soit ils pourvoient eux-mêmes à l'assurance chômage
de leurs travailleurs.
Dés la fin de son contrat "emploi-jeune", le jeune doit
s'inscrire en tant que demandeur d'emploi auprès des ASSEDIC pour
faire valoir ses droits à indemnisation. S'il ne releve pas du
régime général d'assurance chômage, son antenne
ASSEDIC le lui précisera et l'invitera à prendre contact
avec son ancien employeur, ce sera alors lui qui lui versera directement
une allocation chômage.
A signaler : en règle générale, lorsque la fin d'un
contrat de travail (CDI, CDD, "emploi-jeune" ou autre) fait
suite à une démission du salarié, le versement d'une
allocation chômage peut être problématique. En effet,
il n'est possible de prétendre percevoir une allocation chômage
seulement s'il est admis que la démission du salarié est
fondée sur un motif légitime (par exemple : changement de
domicile, non-paiement des salaires par l'employeur,...).
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