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OPAC du Val de Marne
Présentation de la structure et genèse du projet L’OPAC du Val de Marne gère un parc de 26 000 logements sociaux sur tout le département ; il a été créé en 1971 et emploie 540 salariés . Dès le début du programme NSEJ (fin 1997), le Conseil Général et la Préfecture ont sollicité l’OPAC pour qu’il embauche des emplois-jeunes. Dans le même temps, l’Union Nationale des HLM menait une réflexion globale sur les nouveaux emplois dans le secteur du logement social, qui a abouti à la constitution de fiches-métiers. L’Union nationale avait également créé un poste de référent ressources humaines pour le programme NSEJ, destiné à conseiller les différentes structures porteuses de projets sur le territoire. Au sein de l’OPAC, dans le cadre de l’adaptation régulière des services aux besoins de ses locataires, un travail avait été mené sur l’évolution prévisionnelle des ressources humaines. Le projet de la structure était donc de s’appuyer sur le programme NSEJ pour :
A vertissement : nous avons choisi d’analyser plus précisément la fonction d’agent polyvalent de sur-entretien, car c’est le profil d’emploi le plus innovant selon la DRH de l’OPAC. Les 17 postes d’agents de sur-entretien ont été créés dans le contexte suivant , au sein d’une régie de travaux de 50 salariés :
Les postes de travail ( nous avons choisi d’analyser plus particulièrement le poste d’agent polyvalent de sur-entretien ; nous présentons les autres postes à titre indicatif) AGENTS D’ACCUEIL DES DEMANDEURS OU LOCATIFS : 4 postes Activités principales :
AGENTS DE GESTION LOCATIVE DE PROXIMITE : 14 postes
AGENTS DE SUR-ENTRETIEN : 17 postes
Profil du jeune et activités exercées Agents polyvalents de sur-entretien
activités exercées
Chaque jeune a un tuteur qui est responsable de service ou contremaître dans la régie de travaux ; les jeunes travaillent toujours en équipe de deux. L’antenne de gestion locative, via le gardien, fait une demande de travaux. Cette demande remonte à la régie où toutes les interventions sont planifiées et réparties entre les différentes équipes d’intervention. La réparation à effectuer peut être ponctuelle, mais il peut aussi s’agir d’un chantier de réfection d’une cage d’escalier qui dure une semaine La professionnalisation Au départ, 20% des agents de sur-entretien étaient non diplômés, 80% avaient un diplôme. Suite aux formations dispensées, tous les jeunes sont diplômés ; la moitié d’entre eux ont désormais deux diplômes, dont un acquis par les formations prévues par l’OPAC. Les formations suivies Elles ont concerné surtout la préparation au CAP de maintenance des bâtiments de collectivités ; les autres CAP préparés : peinture, sanitaire, électricité. La formation dispensée par le GRETA de Vitry était organisée en entrée-sortie permanente, ce qui a permis d’organiser plus facilement l’alternance entre les périodes de travail et de formation. Chaque jeune avait un livret de suivi de la formation, qu’il complétait tous les six mois avec son tuteur, en vérifiant notamment l’adéquation entre la formation et les activités exercées par le jeune. Tous les jeunes ont bénéficié de 400 à 600 heures de formation. Ces formations ont été financées avec l’aide du CAPARIF ; l’investissement formation sur ces emplois n’a donc pas été trop coûteux pour l’OPAC. Les argumentaires Dès le départ , l’embauche des jeunes n’ a pas été envisagée dans l’optique de création nette d’emplois ; il était prévu dans un premier temps de renforcer les effectifs de la régie de travaux, sachant que les embauches des jeunes viendraient progressivement compenser les départs à venir des ouvriers plus âgés. La mise en place des 35 heures a nécessité la création nette de quelques postes qui avaient été créés dans le cadre du programme Emplois Jeunes. Les financeurs de l’OPAC ont donc pérennisé les emplois dès le début du projet, en embauchant tous les jeunes en CDI, et en anticipant ainsi les futurs départs à la retraite. Par ailleurs, un audit est en train d’être effectué sur les activités de la régie de travaux ; cet audit devrait conclure logiquement sur la nécessité de développer les activités de sur-entretien, en cohérence avec le projet initial de l’OPAC d’embaucher des jeunes sur ces activités. La « plus-value » apportée par les services rendus par les emplois-jeunes est directement lisible dans le rapport d’activité de la régie de travaux, qui comptabilise très précisément les interventions chaque agent (lieu et type d’intervention, durée) . Par ailleurs, à chaque réunion des Amicales de Locataires, ceux-ci expriment beaucoup de satisfaction quant au meilleur état général des parties communes des immeubles et quant à la rapidité d’intervention suite à des dégradations ponctuelles. Les perspectives Tous les jeunes ont été embauchés en CDI, ils sont désormais intégrés dans la grille de classification des emplois de l’OPAC. Les jeunes ne souhaitent pas quitter leur emploi pour le moment. |