nitiatives locales
     Expériences en département


apitalisation des projets NSEJ Ile-de-France
OPAC du Val de Marne


 

Entretien réalisé le : 28 février 2003
Entretien réalisé par : Marie-Claude Rouillon, Marianne Berceot

Nom de la structure : OPAC du Val de Marne

Nom du responsable de la structure : non renseigné
Fonction : non renseigné

Personne rencontrée :David Verdier
Fonction : Assistant Ressources Humaines à la DRH de l’OPAC

Adresse : 81, rue du Pont de Créteil 94107 Saint Maur des Fossés cedex
: 01 43 97 56 36 - Fax : 01 53 97 56 59
E-mail : dverdier@opac94.fr

Forme juridique de la structure : EPIC
Date de création : 1971

Domaine d’activité de la structure
Sport, tourisme, loisir Autre : santé via la prévention auditive
Accompagnement social ou médico-social Péri-scolaire
Médiation, prévention, accès aux droits Culture
Accompagnement de la vie associative Environnement

Nombre de salariés de la structure
Nombre total de salariés dont emplois jeunes : 540

Nombre d’emplois jeunes : 37


Présentation de la structure et genèse du projet

L’OPAC du Val de Marne gère un parc de 26 000 logements sociaux sur tout le département ; il a été créé en 1971 et emploie 540 salariés .

Dès le début du programme NSEJ (fin 1997), le Conseil Général et la Préfecture ont sollicité l’OPAC pour qu’il embauche des emplois-jeunes. Dans le même temps, l’Union Nationale des HLM menait une réflexion globale sur les nouveaux emplois dans le secteur du logement social, qui a abouti à la constitution de fiches-métiers. L’Union nationale avait également créé un poste de référent ressources humaines pour le programme NSEJ, destiné à conseiller les différentes structures porteuses de projets sur le territoire.

Au sein de l’OPAC, dans le cadre de l’adaptation régulière des services aux besoins de ses locataires, un travail avait été mené sur l’évolution prévisionnelle des ressources humaines.

Le projet de la structure était donc de s’appuyer sur le programme NSEJ pour :
  • mieux répondre aux besoins des locataires
  • faire évoluer la structure des emplois
  • offrir à des jeunes plus ou moins qualifiés des emplois à durée indéterminée avec une possibilité d’évolution professionnelle.
En avril 1998, une convention a été signée pour la création de 35 postes d’emplois jeunes.
A vertissement : nous avons choisi d’analyser plus précisément la fonction d’agent polyvalent de sur-entretien, car c’est le profil d’emploi le plus innovant selon la DRH de l’OPAC.
Les 17 postes d’agents de sur-entretien ont été créés dans le contexte suivant , au sein d’une régie de travaux de 50 salariés :
  • l’OPAC a progressivement vu la taille de son parc locatif augmenter, avec 5000 logements supplémentaires sur les dernières années ; les besoins en « petite maintenance » du parc ont donc mécaniquement augmenté
  • les actes de dégradation sur les logements ont fortement augmenté depuis les années 80, d’où la croissance des besoin en réparations diverses.
  • l’ancienneté du parc locatif a atteint les 30 ans en l’an 2000 ; il a donc fallu mieux entretenir ce patrimoine « vieillissant », d’où un besoin accrû en réparations et entretiens divers.
  • Les agents d’entretien « classiques » présents à la régie de travaux de l’OPAC sont spécialisés par corps d’Etat (plombier, électricien, etc.), et ont entre 45 et 50 ans ; la DRH a souhaité « rajeunir » le service entretien et faire évoluer les profils vers une plus grande polyvalence dans les interventions, d’où l’embauche d’agents polyvalents de sur-entretien ( sur les 17 jeunes embauchés, 10 sont polyvalents).
Pour recruter les jeunes, des annonces ont été passées à l’ANPE et dans les missions locales ; pour faire les recrutements, l’OPAC a sollicité l’appui d’un cabinet spécialisé dans le recrutement. Les jeunes recrutés sont la plupart habitants du quartier, voire locataires de l’OPAC .


Les postes de travail ( nous avons choisi d’analyser plus particulièrement le poste d’agent polyvalent de sur-entretien ; nous présentons les autres postes à titre indicatif)


AGENTS D’ACCUEIL DES DEMANDEURS OU LOCATIFS : 4 postes
Activités principales :
  • accueillir et conseiller les demandeurs de logement
  • assurer la fluidité des dossiers
  • améliorer la connaissance de la demande par une écoute et une observation renforcées
  • suivre et aider les familles en difficulté
  • favoriser le dialogue entre les locataires et l’OPAC

AGENTS DE GESTION LOCATIVE DE PROXIMITE : 14 postes
Activités principales :

  • accueillir et intégrer les nouveaux locataires
  • conseiller les familles en difficulté
  • traiter les conflits de voisinage
  • surveiller le patrimoine
  • assurer sa propreté
  • sécuriser les habitants

AGENTS DE SUR-ENTRETIEN : 17 postes
Activités principales :

  • entretien et réparation diverses dans les parties communes des immeubles et les appartements destinés à la relocation ; intervention dans les domaines de la peinture, vitrerie, menuiserie, électricité, interphonie, serrurerie

Profil du jeune et activités exercées

Agents polyvalents de sur-entretien
  • les jeunes ont été recrutés avec un niveau CAP ou une expérience professionnelle dans le bâtiment ; 20% d’entre eux avaient le niveau CAP sans en avoir le diplôme (demander des précisions : étaient-ils de niveau Vbis ou très proches du niveau CAP ?)

activités exercées

  • assurer les petites réparations sur les parties communes des immeubles (réparation ponctuelle suite à une dégradation ou chantier de plus longue durée pour repeindre une cage d’escalier par exemple)
  • remettre en état les appartements destinés à la relocation
  • les activités concernent les domaines de la peinture, vitrerie, menuiserie, électricité, interphonie, serrurerie
Conditions d’exercice de l’activité :
Chaque jeune a un tuteur qui est responsable de service ou contremaître dans la régie de travaux ; les jeunes travaillent toujours en équipe de deux. L’antenne de gestion locative, via le gardien, fait une demande de travaux. Cette demande remonte à la régie où toutes les interventions sont planifiées et réparties entre les différentes équipes d’intervention. La réparation à effectuer peut être ponctuelle, mais il peut aussi s’agir d’un chantier de réfection d’une cage d’escalier qui dure une semaine


La professionnalisation
         Professionnalisation des salariés

Au départ, 20% des agents de sur-entretien étaient non diplômés, 80% avaient un diplôme.
Suite aux formations dispensées, tous les jeunes sont diplômés ; la moitié d’entre eux ont désormais deux diplômes, dont un acquis par les formations prévues par l’OPAC.

Les formations suivies

Elles ont concerné surtout la préparation au CAP de maintenance des bâtiments de collectivités ; les autres CAP préparés : peinture, sanitaire, électricité. La formation dispensée par le GRETA de Vitry était organisée en entrée-sortie permanente, ce qui a permis d’organiser plus facilement l’alternance entre les périodes de travail et de formation. Chaque jeune avait un livret de suivi de la formation, qu’il complétait tous les six mois avec son tuteur, en vérifiant notamment l’adéquation entre la formation et les activités exercées par le jeune.
Tous les jeunes ont bénéficié de 400 à 600 heures de formation.

Ces formations ont été financées avec l’aide du CAPARIF ; l’investissement formation sur ces emplois n’a donc pas été trop coûteux pour l’OPAC.


Les argumentaires
         Envers les acteurs publics
Dès le départ , l’embauche des jeunes n’ a pas été envisagée dans l’optique de création nette d’emplois ; il était prévu dans un premier temps de renforcer les effectifs de la régie de travaux, sachant que les embauches des jeunes viendraient progressivement compenser les départs à venir des ouvriers plus âgés. La mise en place des 35 heures a nécessité la création nette de quelques postes qui avaient été créés dans le cadre du programme Emplois Jeunes.

Les financeurs de l’OPAC ont donc pérennisé les emplois dès le début du projet, en embauchant tous les jeunes en CDI, et en anticipant ainsi les futurs départs à la retraite. Par ailleurs, un audit est en train d’être effectué sur les activités de la régie de travaux ; cet audit devrait conclure logiquement sur la nécessité de développer les activités de sur-entretien, en cohérence avec le projet initial de l’OPAC d’embaucher des jeunes sur ces activités.

La « plus-value » apportée par les services rendus par les emplois-jeunes est directement lisible dans le rapport d’activité de la régie de travaux, qui comptabilise très précisément les interventions chaque agent (lieu et type d’intervention, durée) . Par ailleurs, à chaque réunion des Amicales de Locataires, ceux-ci expriment beaucoup de satisfaction quant au meilleur état général des parties communes des immeubles et quant à la rapidité d’intervention suite à des dégradations ponctuelles.


Les perspectives
Tous les jeunes ont été embauchés en CDI, ils sont désormais intégrés dans la grille de classification des emplois de l’OPAC. Les jeunes ne souhaitent pas quitter leur emploi pour le moment.

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